Auteur/autrice : irmfa3_webguru

  • Médecine Fonctionnelle

    Médecine Fonctionnelle

    LA MÉDECINE FONCTIONNELLE

    La médecine fonctionnelle consiste à rétablir la santé en soignant les déficiences de terrain qui ont fait le lit de la maladie et ont permis son développement.

    Pour établir le diagnostic, on évalue l’état de l’ensemble des fonctions physiologiques par  des examens cliniques très poussés, tel qu’un bilan hormonal complet, un bilan énergétique, structurel et émotionnel

    Les différents outils thérapeutiques utilisés sont la médecine classique fonctionnelles, l’Ostéopathie Spécialisée (neuro-appliquée ou O.S.N.A.©), la Médecine Traditionnelle Chinoise  (acupuncture, pharmacopée, …), également la diététique et micro-nutrition. Ces méthodes en synergie sont les plus appropriées pour soigner le terrain déficient qui alimente la pathologie.

    LA MÉDECINE CLASSIQUE AMÉLIORÉE

    La médecine allopathique peut être grandement améliorée par l’approche fonctionnelle. Connaître les « lésions de terrain » par un bilan fonctionnel hormonal poussé, permet de connaître les déficits en lien ou causes d’une pathologie. En enrichissant le diagnostic allopathique classique avec le diagnostic fonctionnel, la compréhension de la pathologie est plus élargie, et les causes profondes de la maladie peuvent être mises en évidence et soignée.

    La prise en compte des « lésions de terrain » sous-jacente à la maladie du patient permettent de mieux adapter la thérapeutique médicamenteuse. Le patient est ainsi mieux soigné.

  • Vision du Futur

    Vision du Futur

    Des croyances à modifier pour une médecine d’avenir

    La plupart des gens pensent que « seuls les médicaments peuvent soigner ». Or l’expérience nous montre tous les jours les échecs et les limites des traitements chimiques artificiels. C’est le concept même de traitement chimique artificiel qu’il faut revoir pour ne pas polariser toute la recherche dans une voie unique, voie certes nécessaire mais insuffisante.

    Ce choix de traitement a été effectué à l’époque de Pasteur contre bon nombre d’autres possibilités en raison des perspectives économiques qu’il offrait. En réduisant la maladie à des facteurs extérieurs on pouvait fabriquer et vendre des produits agissant contre ces facteurs extérieurs. Cette décision purement économique au départ est maintenant devenue un dogme et un monopole exclusif dans le secteur de la santé qui, à grand renfort d’informations biaisées est devenu le support de la croyance de beaucoup.

    Penser que c’est la chimie artificielle qui va venir à bout des maladies chroniques est une croyance dont l’inexactitude est démontrée tous les jours puisque les médicaments sont inefficaces pour guérir les maladies chroniques. On pense que la recherche n’est pas assez développée mais ce n’est pas une question de développement des mêmes paramètres, mais d’élargir le champ de travail et de raisonnement, de la féconder par d’autres réalités.

    La grande efficacité des médicaments pour soulager puissamment mais transitoirement des symptômes fait croire que cette démarche peut aussi régler définitivement les maladies chroniques. Mais c’est ne pas prendre en considération ce que nous sommes fondamentalement. Une entité complexe avec une histoire de vie, des capacités de régénération et de reconstruction. Comment nous construisons nous de la naissance à l’âge adulte? Comment nous régénérons-nous? Qu’est ce que la vie? La chimie ne régénère pas, au mieux elle remplace telle ou telle hormone, telle ou telle substance, mais ne permet pas à l’organisme d’en refabriquer, de régénérer son propre potentiel, donc de se réparer. Considérer la maladie comme des processus à bloquer ne suffit pas, il faut considérer la vie, la vie comme un potentiel à stimuler en termes de chimie naturelle, de constitution physio énergétique, vibratoire, d’informations mémorielles …

    L’avenir est à l’introduction en médecine classique de ces considérations qui concernent la vie et la santé. La médecine traditionnelle chinoise apporte en ce sens la compréhension de beaucoup de processus physioénergétiques qui enrichissent d’un nouvel éclairage nos mécanismes profonds.

  • Diététique

    Diététique

    Le point sur le gluten

    Le gluten est un ensemble de protéines existant notamment dans les céréales (seigle, orge et avoine, blé dur utilisé pour la fabrication de pâtes, blé tendre ou froment utilisé pour la fabrication du pain). On retrouve donc le gluten dans un grand nombre d’aliments : la farine, le pain, les pâtes, les gâteaux, les biscuits, les pâtisseries, hamburgers, pizzas,….En effet, une farine riche en gluten donne une pâte qui se travaille plus facilement: sa viscoélasticité empêche aux produits de boulangerie de s’émietter et elle favorise la cuisson tout en augmentant le moelleux, la quantité de mie…

    Cependant, il n’y a pas que le pain et ses dérivés qui contiennent du gluten : on en trouve également dans les produits lyophilisés tels que les bouillons, les sauces et assaisonnements divers (certaines moutardes, la sauce soja, …), mais également dans les préparations et épaississants contenant de la farine, certaines préparations industrielles, viandes et poissons panés, les saucisses, les aromates (mélanges d’herbe, épices en poudre, poivre moulu….) et parfois dans les fruits secs, le chocolat industriel, certains desserts lactés, les confiseries industrielles (chewing-gum, dragées, nougats, pâtes de fruits..), le sucre glace, le sucre vanillé, la levure chimique,…les oléagineux enrobés et grillés à sec, les chips aromatisés, et même dans la bière et les panachés..

    L’intolérance au gluten est une hypersensibilité de l’organisme à ces protéines céréalières qui peut exister à des degrés divers et être responsables de différents troubles.

    L’intolérance au gluten la plus sévère est à l’origine d’une maladie grave appelée maladie cœliaque se traduisant par la dégradation de la muqueuse intestinale responsable d’un amaigrissement très important avec carences nutritionnelles et caractérisée par l’existence d’anti-corps anti-transglutaminases, ou anti-gliadine igG ou igA. Cette malabsorption disparaît avec un régime excluant le gluten qui doit être poursuivi toute la vie.

    Il semble y avoir de plus en plus de personnes intolérantes au gluten, à des degrés divers. Ces personnes n’ont pas de réelle atrophie de la muqueuse intestinale (donc pas de maladie coeliaque) et ne sont donc pas diagnostiquées médicalement puisqu’elles n’ont pas développé les anti-corps cités précédemment. Cependant elles ont un dysfonctionnement de leur tube digestif occasionnant de nombreux troubles qui disparaissent en suivant des régimes sans gluten : fatigue chronique liée à des carences vitaminiques, troubles gastro-intestinaux (douleurs abdominales, digestion difficile, diarrhée, selles molles, reflux gastro-oesophagien), problèmes articulaires, troubles neurologiques, dermatologiques, stomatologiques…

    Le nombre de ces personnes serait en grande augmentation.

    Pourquoi cette protéine est elle à l’origine de troubles? Et pourquoi ces troubles semblent ils devenir de plus en plus fréquents avec le temps ?

    Il faut savoir que le gluten est une protéine naturelle, qui a toujours existé mais elle contient peu de lysine et thréonine, deux des huit acides aminés essentiels que l’homme ne peut pas fabriquer, et dont l’absence limite l’absorption des protéines. L’absorption du gluten est donc limitée, ce qui en fait une protéine peu digestible, peu assimilable. En outre c’est une protéine de réserve et non pas une enzyme biologiquement active ce qui augmente encore sa difficulté d’assimilation. Ces caractéristiques lui confèrent une faible qualité nutritionnelle.

    Or, force est de constater que sa concentration est en augmentation dans les aliments, ce qui est défavorable pour la qualité de notre digestion, puisqu’elle est peu assimilable.

    L’augmentation de sa concentration dans les aliments vient de plusieurs procédés agroalimentaires industriels, lors de la culture des céréales d’une part et du traitement des aliments d’autre part.

    La modernisation de l’agriculture en sélectionnant au fil des âges des blés plus résistants a contribué à l’augmentation de la teneur en gluten par deux mécanismes :

    – Le croisement avec des blés du nord plus riches en gluten pour augmenter leur résistance au froid

    – L’apport fractionné des engrais

    L’engrais apporte de l’azote, constituant essentiel des protéines, et ainsi modifie les proportions entre les différentes protéines de la céréale cultivée. Apporter l’engrais plus tard dans la culture, donne des protéines moins riches en acides aminés essentiels (lysine notamment) donc moins digestibles (comme le gluten) mais plus apte à être transformées en pain.

    Quant aux boulangers, ils ajoutent du gluten en plus, comme adjuvant, qui a des propriétés viscoélastiques pour améliorer la consistance de la pâte à pain et pouvoir utiliser les pétrins mécaniques (afin notamment de réduire la main d’oeuvre). Le gluten permet aussi d’avoir une plus grande proportion de mie. Il est maintenant en grande quantité dans le pain (environ 85%) mais sa qualité nutritionnelle est faible comparée aux autres protéines du pain (albumines, globulines…) beaucoup moins nombreuses (15%) qui sont, elles, beaucoup plus riches en acides aminés essentiels (donc facilement digestibles et ayant une bien meilleure qualité nutritionnelle) et qui constituent les enzymes de la plante et sont donc biologiquement actives. À nous de ne pas consommer trop de pain à chaque repas pour ne pas déséquilibrer notre ration protéique, en faveur des protéines non assimilables de celui-ci.

    Il existe de nombreux aliments naturels sans gluten, certaines céréales comme le maïs, le millet, le sarrasin,, le sorgho, le mil… Les légumineuses n’ont pas de gluten, comme les lentilles, ou le soja qui a l’avantage d’avoir tous les acides aminés essentiels. Le riz est utilisable sous toutes ses formes, le quinoa, l’amarante, le tapioca et le manioc dont il est issu, les farineux comme les châtaignes et les pommes de terre, les légumes secs… la viande, le poisson, les oeufs, les huiles végétales, les légumes et les fruits ne contiennent pas de gluten non plus.

    On trouve maintenant de très bonnes recettes de pain sans gluten, qui permettent de le faire soi-même, sans trop de difficulté.

    En outre, dans le commerce une vaste gamme de produits pour les intolérants au gluten est disponible (pain, pâtes, biscuits, etc.), reconnaissable à la présence sur l’emballage de “l’épi barré”, la marque qui garantit l’absence de gluten, ou selon les cas des teneurs faibles en gluten. Bien sûr ces aliments sont industriels et peuvent présenter d’autres inconvénients. Sinon, de nombreuses recettes de cuisine permettent de préparer ces aliments soi-même.

    On peut reprocher à l’industrie agroalimentaire de modifier la teneur en protéines des céréales, mais son rôle néfaste est surtout dans le cumul des pratiques diminuant la digestibilité de tous les aliments : ionisation des fruits, des épices et des légumes pour ralentir le périssement.

    Conclusion

    L’éviction stricte du gluten n’est nécessaire qu’en cas de maladie cœliaque ou autres symptômes invalidants avérés.

    L’allègement de la ration alimentaire en gluten me paraît par contre une bonne option pour améliorer son état de santé.

    On est tellement habitué à son propre régime alimentaire, qu’on ne peut pas se rendre compte de l’implication de tel ou tel aliment dans tel symptôme. D’autant plus que l’inadéquation de votre régime alimentaire n’entraîne pas nécessairement des symptômes digestifs mais peut se manifester par baisse de moral, asthénie psychique, physique, perte de libido, douleurs lombaires ou cervicales, jambes lourdes, sinusites, infections répétées, maladies inflammatoires….

    Attention, il est important de ne pas incriminer seulement le gluten dans les problèmes précités. La prise en charge pour améliorer la santé doit être globale, en prenant en compte les autres facteurs alimentaires mais aussi les paramètres physiques, énergétiques, émotionnels , mentaux …

    Les Conservateurs Alimentaires

    Les aliments industriels sont des aliments transformés et complexes (soupes préparées, plats cuisinés en conserve, frais ou surgelés, sauces et condiments, viennoiseries, gâteaux, biscuits pour apéritifs, céréales de petit déjeuner, biscottes, etc.) produits par l’industrie agro-alimentaire à partir de matières premières agricoles comme les aliments simples (céréales, viande, légumes..) mais aussi de matières chimiques alimentaires.

    Les conservateurs (E200 à E299) permettent d’éviter ou de retarder le processus de fermentation, de moisissure ou de putréfaction d’une denrée alimentaire dû aux micro-organismes.

    Les méthodes de conservation traditionnelles sont les fumaisons, les salaisons et le vinaigre.

    À côté de ces méthodes traditionnelles, de nombreux additifs sont utilisés :

    Le dioxyde de soufre, d’origine minérale inorganique, est utilisé aussi depuis plus de 2000 ans. Il est présent sous diverses formes (sulfite de sodium, bisulfite de potassium, métabisulfite de potassium …) dans les additifs E220 à E228 . On l’ajoute à la bière, au vin, aux jus de fruits, aux confitures, aux légumes secs et en conserve pour contrôler la croissance microbienne. Ils peuvent être responsables de crises d’asthme ou de céphalées chez les individus sensibles. Ils détruisent la vitamine B1 et perturbent la flore intestinale.

    L’acide benzoïque, les benzoates (E211 à 213) sont les plus dangereux. On les trouve dans certaines soupes déshydratées confitures et pâtes à tartiner allégées, margarines, crèmes glacées, certaines bières sans alcools, jus de fruits, chewing gums.

    Les propionates (E281 à 283) peuvent donner des céphalées, des migraines et des difficultés de mémorisation. On les trouve dans les pains et pâtisseries pré-emballés et le  pain pré-cuit, la croûte de certains fromages. 

    Les sorbates (E200 à 219)sont d’autres types de conservateurs à priori inoffensifs. Les aliments surgelés, secs ou pasteurisés se conservent également, même si leur qualité n’est pas comparable à celle des produits frais.

    Bien qu’ils soient cancérigènes à haute dose et puissent générer toutes sortes de troubles (hépatiques, rénaux, neurologiques, respiratoires, cutanés, cardiovasculaires) les nitrates et les nitrites (E249 à E252) sont utilisés pour la conservation des viandes et charcuteries car ils empêchent le botulisme, une maladie mortelle.

    Les antioxydants (E300-E321) empêchent les aliments de s’oxyder et de rancir. Les vitamines C et E sont des antioxydants naturels ; cependant, on leur préfère souvent des équivalents de synthèse moins chers, tels que le BHA (Butyl-Hydroxy-Anisol) ou E320, et le BHT (Butyl-Hydroxy-Toluène) ou E321 (responsables de problèmes toxicologiques), la lécithine obtenue généralement à partir du soja, des cacahuètes, du maïs ou du jaune d’œuf, les gallates, le tocophérol (vitamine E). Les antioxydants sont en principe d’origine minérale ou végétale. On les ajoute aux produits à base de fruits sous forme d’acide ascorbique, aux huiles et graisses, aux frites, aux biscuits, aux céréales pour petit-déjeuner, aux soupes préparées, au vin et à la bière.

    L’aspartame (e951, E962),est un édulcorant de synthèse, exhausteur de goût qui a été très utilisé avec les sucrettes, les aliments à faible teneur en calories, les boissons allégées, certaines boissons sans alcool et cafés solubles. Il tend à l’être de moins en moins depuis la mise en avant de ses effets néfastes qui proviennent en partie de sa transformation en methanol et formaldéhyde dans l’organisme. Il donne des cancers et des leucémies chez le rat et peut donner des tumeurs au cerveau chez l’humain.

    L’aluminium des emballages (E173) classé dans les colorants peut affecter la rétention du calcium et du phosphore dans le corps.

    Le glutamate mono sodique (E621) fait partie des additifs les plus contestés. L’acide glutamique est un acide aminé non essentiel, naturellement présent dans de nombreuses protéines animales et végétales, et est le principal neuromédiateur excitateur dans le cerveau.

    Il est très utilisé comme exhausteur de goût dans beaucoup d’aliments transformés. Il peut être responsable de bronchospasmes, nausées, dépression, céphalées, inconfort abdominal, vision trouble, vertiges, baisse de l’acuité visuelle, encore appelé le syndrome du restaurant chinois. Il dérègle la faim et la satiété, permettant la perte du contrôle de l’appétit. De plus le glutamate est tératogène et il pourrait jouer un rôle dans le développement de maladies neuro dégénératives.

    Il est exclu le plus souvent de la filière bio mais cette interdiction peut être contournée sous l’appellation « extrait de levures » parfois retrouvé dans les bouillons cubes et les pâtés végétariens.

    L’azote (E941) est utilisé comme propulseur, gaz d’emballage, pour les aliments sous vides et congelés (légumes, fruits, épices, bombes alimentaires par exemple «chantilly», produits lyophilisés). Il est considéré comme inoffensif.

    Il est autorisé dans la filière bio mais une utilisation régulière devrait inciter à la prudence devant  possibilité de résidus de méthane, de monoxyde de carbone ou d’hydrocarbures.

    Le protoxyde d’azote (E942) est beaucoup plus toxique mais pas dans son utilisation habituelle à faible dose. Il fait partie des gaz hilarants car il a des effets euphorisants lorsqu’on l’inhale. Il peut induire une légère narcose, il traverse le placenta et à des effets nocifs sur le développement.

    Heureusement l’organisme a des capacités de régulation et de détoxication qui permettent de gérer ces substances. Il n’y a qu’en cas d’affaiblissement et lorsque de nombreuses conditions sont réunies (physiques, énergétiques, émotionnelles et mentales) que ces substances participeront au déclenchement d’un cancer. Les mécanismes inconscients sont prédominants dans tous les cas dans la genèse d’une maladie. Il me paraît donc important de garder un raisonnement global et de ne pas tout expliquer par la présence des additifs dans l’alimentation.

    Les Colorants Alimentaires

    Les colorants font partie des additifs chimiques. Ils sont numérotés avec 3 chiffres de100 à 199 (E100 à E199).

    D’origine naturelle ou artificielle, ils sont utilisés dans les confiseries, les rafraîchissements, les pâtisseries, les fromages, le beurre, la margarine, les fruits en conserve, etc.

    Colorants d’origine naturelle

    le E120 ou acide carminique, colorant rouge, est issu de la cochenille, cet insecte ressemblant à une tique, qui fabrique ce pigment pour se protéger de ses prédateurs. Il peut être récupéré à partir de l’insecte lui-même, ébouillanté avant d’être écrasé avec ou sans ses oeufs ou bien fabriqué à partir de microorganismes transgéniques.

    On le trouve dans les sodas (Orangina rouge), certains yaourts à la fraise (Savoie Yaourt), Gommes à mâcher (Aquafresh)(mortadilla), certaines boissons alcoolisées, des garnitures pour tartes, des viandes, des produits de boulangerie, des médicaments, du maquillage. Il peut occasionner des réactions allergiques (sous forme d’ asthme, rhinite, urticaire), favoriser l’hyperactivité chez l’enfant, il a un potentiel neuro toxique car il peut contenir de l’aluminium et est décrit comme cancérigène.

    Il est exclut de la filière biologique.

    Les autres colorants naturels ne sont pas dangereux sauf si l’on est allergique. Ce sont des dérivés de plantes : chlorophylles ( E140,141…), carotènes (E160a), extraits de paprika ou de poivron rouge (E160c) rouge de betterave (E162), curcuma E100, extrait de tomate ou de pamplemousse rose (E160d), etc… Certains peuvent cependant être transgéniques ( E160d par exemple)

    les colorants E101, E101a et E153 peuvent être des dérivés d’origine animale.

    Colorants synthétiques

    La plupart des colorants sont des produits d’origine synthétique (dérivés minéraux de la houille ou du pétrole qui sont interdits dans de nombreux pays (pas en France) E142 vert brillant, E133 bleu brillant que l’on peut trouver dans des petits pois en boîtes ou des préparations pour flans, gélatine, desserts. Le E 151 ou noir brillant, est utilisé dans certains biscuits, confiseries, bouillons déshydratés, yaourt à boire, œufs de lump. Des effets cancérigènes sont démontrés. Le E123 ou amarante est aussi dérivé de goudrons de houille.Ces colorants sont interdits en Allemagne,Australie, Autriche, Belgique, Danemark, USA, Norvège, Suède, Suisse.

    Les colorants E150 b,c,d sont des caramels ammoniaqués plus ou moins synthétiques, plus ou moins issus de betterave rouge, sucre de canne, amidon de maïs extrait avec de l’ammonium. pouvant être présents dans certains biscuits secs, sauce soja, confitures, pains complets, conserves au vinaigre, chocolat, enrobage., whisky, brandy, bières brunes, boissons à base de Cola, confiserie, crèmes glacées…ces caramels peuvent provenir de plantes transgéniques y compris le caramel « naturel » E150a.

    Effet cumulé

    Le risque n’est pas tellement dans l’absorption ponctuelle de tel ou tel additif. Mais plutôt dans l’effet cumulé

    En outre il peut y avoir des interactions :

    Par exemple le sorbitol (édulcorant et humectant) E420 peut modifier l’absorption des médicaments les rendants plus toxiques et moins efficaces. Il modifie aussi la propriété des liquides de telle sorte qu’il est utilisé en thanatopraxie pour maintenir l’homogénéité des fluides et améliorer la pénétration des autres conservateurs artériels.

    Le E431 présent dans certains vins peut faciliter la pénétration des additifs cancérigènes.

    Heureusement l’organisme a des capacités de régulation et de détoxication qui permettent de gérer ces substances. Il n’y a qu’en cas d’affaiblissement et lorsque de nombreuses conditions sont réunies (physiques, énergétiques, émotionnelles et mentales) que ces substances participeront au déclenchement d’un cancer. Les mécanismes inconscients sont prédominants dans tous les cas dans la genèse d’une maladie. Il me paraît donc important de garder un raisonnement global et de ne pas tout expliquer par la présence des additifs dans l’alimentation.

  • Construction Humaine

    Construction Humaine

    Le défi du développement humain

    L’homme est un être de croyances. Tout le monde a des croyances. Les croyances sont plus ou moins en accord avec la pensée commune, plus ou moins partagées par le plus grand nombre ou la pensée officielle. À chacun sa représentation du monde.

    Ces croyances nous construisent. Elles déterminent notre mode de réaction face aux événements de la vie. Cette architecture intérieure représente la dimension interne de l’homme.

    Ces croyances sont à la fois le fruit d’un patrimoine individuel et des premières expériences de la vie. Les expériences suivantes viennent le plus souvent contrarier les paramètres intégrés, à l’origine d’incompréhensions, mal être.

    Ils nécessitent donc d’être constamment remaniés mais il s’agit d’une démarche extrêmement difficile pour chacun. Parfois devoir changer de manière de penser devient une évidence et la modification se fait sans trop de résistance, de douleurs. Mais déraciner ses propres paramètres pour les faire évoluer à la lumière des nouvelles expériences vécues est le plus souvent douloureux. La plupart du temps nous sommes incapables de changer et restons bloqués dans nos tensions.

    Or la vie répète les situations qui poussent à faire évoluer ces paramètres.

    La pression évolutive est un des grands sens de la vie. Rester figé sur ses propres paramètres de pensée est facteur de morbidité. L’inadéquation entre les paramètres internes et les situations auxquelles la vie nous confronte est à l’origine de nombreuses maladies.

    C’est de la modification de ces paramètres que viennent bon nombre de guérisons incomprises de la science matérialiste d’aujourd’hui.

    Cette dimension interne est complètement sacrifiée aujourd’hui. Tout est extérieur dans notre société. On n’apprend pas aux gens à agir sur leurs paramètres internes. Cela nécessite d’agir sur l’information qui compose notre dimension intérieure. C’est une dimension sacrée car ce sont les fondements mêmes de notre existence que l’on met en jeu dans ce travail, que l’on pose sur l’autel de la transformation.

  • Ostéopathie

    Ostéopathie

    L’APPORT DE L’OSTEOPATHIE

    À LA MÉDECINE CLASSIQUE

    Vous qui êtes Rhumatologue et Osteopathe comment comment se fait-il que vous en soyez venue à pratiquer l’ostéopathie?

    Au bout de quelques années de pratique de la rhumatologie en cabinet, on se rend vite compte que les patients reviennent toujours avec les mêmes pathologies. Lorsque l’imagerie ne met aucune lésion en évidence on ne comprend pas pourquoi le patient continue à avoir mal. Les tendinites durent des mois ou des années malgré les AINS qui occasionnent souvent des effets secondaires après quelques temps et doivent être arrêtés. Pour l’arthrose, en dehors des infiltrations de cortisone ou d’acide hyaluronique et de quelques fortifiants des cartilages, on n’a rien à proposer. Quand les patients parlent de l’influence du climat sur leurs articulations, nous n’avons aucune explication à leur donner. La recherche fait de grandes études qui expliquent toutes les interactions moléculaires de l’inflammation mais en pratique il y a très peu de résultats. Si l’on veut soulager son patient il faut donc prendre en compte d’autres paramètres, essayer de comprendre les choses d’une autre manière, se tourner vers d’autres types de thérapie.

    Ainsi l’ostéopathie est une autre manière de concevoir l’homme, plus globale. En ostéopathie, on considère qu’en l’absence de pathologie et de douleur, l’organisme est en équilibre. Cela ne veut pas dire que l’organisme est dans un état de santé parfait. La perfection n’est pas de ce monde. Il y a donc des dysfonctions mais le corps arrive à les gérer. Lorsqu’il y a trop de dysfonctions l’organisme ne peut plus fonctionner correctement et une douleur se crée ou une maladie. Le traitement ostéopathique consiste donc à soigner les dysfonctions. Lorsqu’il y a moins de dysfonctions le corps peut à nouveau fonctionner correctement. En ostéopathie on examine donc tout le corps et on traite tout le corps à chaque séance. Cela nécessite d’être capable de ressentir les dysfonctions, de pouvoir les palper, par exemple l’état asymétrique des muscles: les différences de tonus de deux quadriceps, par exemple. On a donc une vision 3D de l’organisme du patient.

    Quelles différences y-a-t’il avec l’examen médical classique?

    L’examen type en rhumatologie consiste à repérer les zones douloureuses dont se plaint le patient, à rechercher les point douloureux sur cette zone, à déterminer les manœuvres susceptibles de reproduire la douleur (par exemple la flexion pour un genou ou les rotations, ou les tests tendineux pour une épaule), vérifier l’absence d’anomalie visible des autres zones. L’examen général relève la tension artérielle et le pouls, l’état général du patient, l’état cutané et circulatoire, la présence ou non de ganglions, l’augmentation de volume de la thyroïde ou la palpation de nodules,  la présence ou non de signes neurologiques.

    L’examen clinique médical classique se borne donc à examiner les articulations et les organes indépendamment les uns des autres. On ne considère pas les liens entre les différentes articulations ni avec les organes, on ne considère pas l’organisme comme un tout.

    L’examen clinique s’appuie sur l’anatomie et l’anatomie telle qu’elle est enseignée à la faculté de médecine, est une anatomie idéale, morte, qui n’existe pas in vivo. Elle ne permet pas une compréhension de l’organisme vivant.

    On conçoit et on est capable de mettre en évidence lors d’un examen clinique une contracture musculaire qui peut générer une douleur localement, mais nulle part dans l’enseignement on ne prend en compte le fait que certaines fibres musculaires peuvent être plus contractées que d’autres au sein d’un même muscle et que cela a des répercussions en chaîne : Les muscles étant les leviers des articulations, cela  modifie leurs angles de travail et génère des dysfonctions et des douleurs à distance. Même la biomécanique articulaire, certificat de biologie humaine en faculté, ne tient pas compte de ce phénomène, considérant l’état musculaire comme idéal, homogène.

    En rhumatologie classique on ne prend pas non plus en compte la plasticité osseuse, qui fait qu’un os n’est pas un bout de bois mais le conducteur des impacts vibratoires d’une articulation à une autre. Le tibia à la marche par exemple se tord et se détord sous l’effet du poids du corps et de la contrainte inverse du sol. Si ces torsions ne se font pas pour différentes raisons, la dynamique des articulations sous et sus jacentes, de la cheville et du genou, va être perturbée, de par la mauvaise conduction des impacts de bas en haut.

    Il ne tient pas compte non plus des mobilités viscérales qui peuvent être diminuées et affecter aussi bien la fonction de cet organe que les organes voisins, les tensions se répercutant de proche en proche à l’ensemble de l’organisme.

    Les dissections sur cadavres que l’on nous conseille de pratiquer en deuxième année de médecine, ne permettent que de savoir où passe tel et tel nerf, où est situé tel muscle, mais pas de comprendre comment fonctionne l’organisme. Cet exercice est utile à un chirurgien pour savoir pourquoi on utilise telle voie d’abord pour une opération plutôt que telle autre, savoir où trouver telle ou telle structure dont il faut faire l’ablation par exemple, mais le chirurgien aura aussi besoin de pratiquer sur du vivant bien sûr car il doit apprendre à gérer le saignement par exemple et bien d’autres choses encore.

    Nous autres cliniciens par contre abordons toujours  l’examen clinique de nos patients comme celui de corps morts, figés où il n’y a pas de lien entre les différents processus. Cela ne suffit pas pour établir un diagnostic où c’est le processus du vivant qui doit être compris. Il manque une tonne de paramètres.  Parmi ces paramètres, deux sont essentiels à prendre en compte. Ils permettent de différencier un être humain d’un cadavre : ce sont la respiration et la circulation.

    Certains pourront m’objecter qu’il s’agit de physiologie et non pas d’anatomie mais il faut justement comprendre que la physiologie modifie l’anatomie, créant une anatomie vivante, pouvant être découverte par l’observation et la palpation.

    Un corps vivant c’est la façon dont le souffle se propage à l’ensemble de l’organisme, la façon dont les différents tissus (conjonctif et sanguin, et les différents organes) réagissent à cette propagation.

    La respiration ne se limite pas aux poumons. C’est un processus qui touche l’ensemble de l’organisme. Avez vous déjà observé quelqu’un respirer? Le mouvement respiratoire se propage à l’ensemble de l’organisme de proche en proche. Dans le mouvement inspiratoire, la cage thoracique se soulève, le diaphragme descend et repousse les viscères abdominaux faisant gonfler le ventre, l’épaule tourne vers l’extérieur ainsi que la hanche entrainant un mouvement de l’ensemble des membres vers l’extérieur par rapport au tronc qui se soulève. L’ensemble du corps respire. Si pour une raison ou une autre (par exemple une contracture musculaire, ou une perte de ce réflexe suite à un accident de voiture), le déroulement de ce processus est entravé, les fonctions articulaires, osseuses et organiques vont être altérées.

    De la même manière, si la circulation est amoindrie dans telle ou telle zone, la fonction va s’en ressentir.

    Ce sont les petits mouvements (mouvements respiratoires, pulsations circulatoires) qui conditionnent les grands mouvements et pas l’inverse, de même que le fonctionnement d’une cellule conditionne le fonctionnement de l’ensemble. Comme toujours, l’invisible préside au visible.                  

    La vision de l’homme, telle qu’elle est véhiculée dans les écoles de médecine, donne l’impression que les différentes parties qui nous constituent sont isolées les unes des autres, qu’il n’y a pas de liens entre elles, ou que le lien ne compte pas puisqu’on ne le prend pas en compte.

    De là à penser que les pièces qui nous constituent peuvent être changées comme celles d’une voiture qu’on amène au garage, il n’y a qu’un pas.

    Mais un corps humain n’est pas une mécanique morte, c’est une mécanique vivante. Vie signifie lien, communication. Tout est en lien avec tout et si on l’oublie ou si l’on n’en tient pas compte, on perd la capacité de comprendre fondamentalement ce que nous sommes et qui nous sommes.

    Quel est l’apport de l’ostéopathie pour quelqu’un qui a reçu un enseignement médical classique?

    Je découvris en l’ostéopathie une manière d’examiner les patients beaucoup plus fine et plus riche que l’examen médical classique.

    L’ostéopathie apporte un enrichissement de la vision  de l’organisme, un autre angle de vue parce qu’on apprend à ressentir la manière de travailler des différentes partie du corps, la vie d’un crâne, d’un sacrum, à éprouver la consistance des muscles, à savoir comment se positionne de manière fine une articulation, par exemple un genou lorsqu’on le plie.  Est-il un peu trop en rotation interne ou pas assez? alors souvent l’amplitude de flexion est moindre. Car lorsqu’on plie un genou, une rotation interne du tibia sous le fémur se produit naturellement. Si elle ne peut pas se produire, la flexion est bloquée. Pourquoi la flexion est elle bloquée? Il y a globalement 3 cas de figures à envisager:

    Est ce que ce problème vient des muscles en périphérie de l’articulation ? L’état de tension inhomogène des différentes fibres musculaires peut altérer la dynamique du genou qui ne peut plus être harmonieuse.

    Ou bien, le problème provient-il de la cheville ou de la hanche? La main cherche, palpe, compare et par de subtiles manoeuvres rend leur équilibre aux différentes structures palpées.

    Le problème vient-il d’une zone encore plus à distance ? Pour un genou on retrouve fréquemment des dysfonctions viscérales car il y a des zones réflexes des viscères sur les membres inférieurs.

    Pour une simple douleur du genou, tout l’organisme va être investigué. Car les tensions se répercutant de proche en proche, une douleur du genou peut être la conséquence de dysfonctions très à distance dans l’organisme.

    Lorsque la dynamique du genou a été très longtemps gênée par ces dysfonctions créant autant de contraintes articulaires et augmentant ainsi les frottements, le cartilage s’use et voici une des raisons pour laquelle l’arthrose (dégénérescence du cartilage) apparait, mais toutes les arthroses ne proviennent pas des mêmes désordres à l’origine. C’est pourquoi il n’y a qu’en examinant le patient que l’on peut connaitre la ou les causes. L’examen clinique est donc capital pour le diagnostic, plus il est riche, plus on a de paramètres, mieux c’est, et l’examen clinique ostéopathique apporte, dans cette perspective, de nombreuses clés de compréhension (pas toutes cependant, comme nous le verrons plus loin).

    Pour un patient donné, l’examen clinique ostéopathique permet de comprendre la foule de désordres mineurs qui ont fait petit à petit le lit de désordres plus grands, puis de maladies. Encore une fois l’invisible conduit au visible. On ne passe pas d’un état de santé correct à une maladie d’un coup. Il y a une préparation lente, une maturation progressive des troubles qui est en général invisible à l’oeil du profane. C’est pourquoi les patients ont le plus souvent l’impression que la maladie s’est installée du jour au lendemain, mais il y avait des prémisses. La médecine classique, conventionnelle a très peu de paramètres cliniques pour appréhender ces prémisses. En effet, seul l’examen clinique précis et fin comme l’examen ostéopathique peut permettre de les détecter, en aucun cas l’examen clinique médical classique.

    Est-ce que l’ostéopathie peut permettre de comprendre les douleurs lorsqu’il n’y a rien à la radiographie ?

    – « Docteur, on ne sait pas ce que j’ai, on ne retrouve rien à la radiographie »

    Combien de fois ai-je entendu cette complainte!

    Les examens complémentaires d’imagerie ne peuvent pas mettre en évidence les désordres mineurs et pourtant des désordres mineurs peuvent être à l’origine de douleurs très fortes.

    Pour une douleur donnée les examens d’imagerie sont souvent négatifs. Ce sont des examens statiques qui ne peuvent mettre en évidence que des lésions. Une dysfonction ou tension, telle que décrite précédemment, n’est pas une lésion anatomique. C’est un défaut de micro-mobilité ou de malléabilité organique et un examen statique, une photographie à un instant donné ne peut montrer un jeu de mobilité, une consistance.

    Par exemple, comme déjà mentionné précédemment l’os étant vivant, il n’est pas rigide comme un bout de bois. Lorsqu’on marche il y a une torsion des tibias en appui puis une détorsion lorsque le pied est en l’air. La marche est une succession de torsions/détorsions. Cette plasticité osseuse permet d’absorber les impacts au sol lors de la marche ou de la course. Comment voulez-vous mettre en évidence la qualité de ces mouvements avec une IRM ou un scanner, qui sont des examens statiques? Seule la main pour l’instant, cet outil fabuleux, permet de l’évaluer lorsqu’on a appris à le faire. Il faut tenir compte de la plasticité osseuse du tibia pour comprendre les réactivités d’un genou. S’il y a un problème au milieu du tibia, comme une séquelle de fracture par exemple (même s’il n’y a plus rien de visible sur la radiographie), la transmission de l’information de la cheville au genou est partiellement rompue, incorrecte. On peut alors rétablir l’information en relançant la torsion manuellement. Le corps retrouve alors son mode de fonctionnement antérieur, qu’il avait en quelque sorte oublié, bloqué par une information contradictoire qui s’était en quelque sorte imprimée par dessus l’information correcte.

    Comme il n’y a pas de lésion anatomique, les examens radiologiques ne révèleront rien. Il faut donc être capable de retrouver le jeu de tension manuellement sinon on ne peut pas proposer de solution de guérison à son patient. C’est alors l’enchainement des imageries, toutes plus poussées les unes que les autres -arthrographie, scanner, résonance magnétique, scintigraphie – sans résultat puisqu’on essaye de mettre en évidence une lésion anatomique là où il n’y en a pas.

    Le patient est dans l’attente de la mise en évidence de la lésion sur un examen d’imagerie. Et il continue de penser que l’on ne sait pas ce qu’il a. Le fossé se creuse car la démarche suivie par les médecins égare le patient en lui faisant attendre une réponse des examens complémentaires et le coupent encore plus des paramètres qui lui permettraient la compréhension de son propre problème.

    L’examen clinique ostéopathique permet donc de comprendre des douleurs là où l’imagerie est négative, c’est à dire là où il n’y a pas de lésion. Le corps est un système d’information et pas seulement une structure. L’imagerie ne rend pas compte de toute l’information, vu que c’est un examen statique. La composante dynamique osseuse n’est pas du tout révélée par les imageries dont on dispose. Un jour viendra sans doute où une technologie pourra mettre cela en évidence. Encore faudrait il que cela soit pris en considération et que la recherche dans ce sens soit développée! Et c’est là encore un des drames du déni de l’importance des composantes dynamiques : les médecins ne s’en servant pas, le besoin ne se fait pas sentir, donc rien n’est développé dans ce sens. Peut être la nouvelle ère peut elle entraîner un gain d’intérêt au développement de technologies pouvant mettre en évidence ce que la main seule, pour l’instant est capable de ressentir.

    Le corps, système d’information, pouvez-vous nous expliquer cela un peu plus?

    Nous avons vu qu’il peut y avoir un problème de transmission de l’information entre deux articulations, nous avons pris l’exemple du genou et de la cheville mais n’importe quelles articulations peuvent bien sûr être concernées. De la même manière, cette rupture de l’information peut être le fait d’une séquelle de fracture, mais aussi de bien d’autres phénomènes : la contracture de quelques fibres musculaires, une habitude positionnelle, une sidération osseuse par un choc, un blocage du mouvement respiratoire d’un segment osseux,…

    Dès lors qu’il y a un problème dans la transmission des informations, il y a une manifestation pathologique. L’information est quelque chose de subtil, comme nous l’avons vu, il n’y a pas forcément de lésion visible associée dans la structure.

    Il vaut donc mieux comparer l’organisme à un ordinateur qu’à une voiture, on est plus proche de la vérité. Les problèmes sont des sortes de bugs informatiques et lorsqu’on sait faire, on peut reprogrammer l’ordinateur pour régler le problème.

    Prenons le cas des hernies discales. Les hernies discales sont des saillies du disque entre deux vertèbres qui vont irriter un nerf, par exemple le nerf sciatique. On a mal, on ne peut plus marcher ou rester assis de façon prolongée par exemple. On peut comparer la hernie discale à un virus informatique responsable de certains dysfonctionnements de la machine. L’ostéopathie va corriger des paramètres qui vont donner à l’organisme la capacité de faire en sorte que la hernie gêne moins le système ou plus du tout, tout comme un programme informatique qui met le virus en quarantaine. Le virus est toujours là mais il n’empêche plus la machine de fonctionner. De la même manière, la hernie discale est encore là mais elle n’empêche plus le patient de vaquer à ses occupations.

    On voit bien que le problème n’est pas la lésion mais la gestion de l’information par le système. Ce n’est pas parce qu’il y a une lésion tangible (la hernie discale) qu’il faut opérer. Il faut améliorer la capacité de gestion de l’organisme. Les patients me disent, il y a une hernie il faut aller l’enlever sinon je ne vais jamais guérir. Pourtant si on faisait des scanners à tous les gens qui passent dans la rue on trouverait des hernies chez 40%, et seulement 10% en souffrent. Cela signifie que 30% des gens ont une hernie discale et n’en souffrent pas, c’est énorme.

    On ne peut donc pas réduire la santé à ce qui apparaît ou non dans un examen radiologique. De toute façon les chirurgiens le savent bien, et ils n’opèrent qu’en cas d’urgence (paralysies sévères ou troubles uro-génitaux) ou lorsqu’il reste des douleurs après un traitement médical bien mené jusqu’au bout, car c’est seulement dans ces cas là que la chirurgie est nécessaire et donne de bons résultats.

    Le champ d’intervention de l’ostéopathie se situe dans l’ordre de constitution de la maladie avant le champ d’intervention de la médecine.

    Car l’ostéopathie est une médecine fonctionnelle (ce n’est pas la seule) à la différence de la médecine classique que l’on pourrait qualifier de lésionnelle ou symptomatique.

    En effet, l’ostéopathe peut soigner des désordres qui ne sont pas encore des maladies, là où le médecin va vous donner quelques médicaments inefficaces après vous avoir dit « il n’y a rien à la biologie, rien à la radiographie, vous n’avez rien ».

    En levant les dysfonctions mécaniques on améliore la vascularisation des organes, on corrige l’expression mécanique des désordres physiologiques sous-jacents, on empêche que des désordres mécaniques viennent se surajouter aux lésions existantes. Mais on ne peut pas comprendre complètement le mode de fonctionnement d’une personne à l’intérieur de sa pathologie.

    Le mot de la fin?

    L’ostéopathie apporte des réponses et des solutions dans plusieurs cas de figures:

    – comprendre pourquoi le patient à mal lorsqu’il n’y a pas de lésion à l’imagerie donc faire un diagnostic ostéopathique différent du diagnostic médical

    – comprendre pourquoi les douleurs persistent malgré les médicaments, lorsque la guérison est compromise par un trop grand nombre de tensions,

    – même si le problème a disparu avec les médicaments, pour essayer d’éviter la récidive en changeant les conditions mécaniques qui ont fait le lit de ce problème.

    Un meilleur équilibre est rendu à l’organisme et sa capacité à gérer à nouveau les déséquilibres, c’est à dire sa capacité d’adaptabilité.

    L’ostéopathie permet donc une lecture mécanique fine de l’organisme, et d’apporter certaines améliorations physiologiques mais l’ostéopathie n’est pas d’un grand secours dans un certain nombre de maladies.  Elle a une limite. Pour une compréhension physiologique plus poussée, la médecine traditionnelle chinoise ou une autre lecture physio énergétique de l’organisme est nécessaire.

  • Médecine Intégrative

    Médecine Intégrative

    Médicaments chimiques et thérapie naturelle, les deux ailes de la médecine, la complémentarité des deux médecines.

    En France la plupart des personnes ne se soignent que par des médicaments, ceci étant fortement véhiculé par notre éducation qui nous amène à ne concevoir qu’une seule manière de nous soigner. À côté de cette grande majorité, quelques personnes rejettent en bloc l’utilisation des médicaments. De ces deux attitudes quelle est la bonne?

    Aucune des deux bien sûr! Comme toujours la sagesse est dans la voie du milieu :

    Dans les maladies aiguës, les médicaments ont une place qu’il ne faut pas leur enlever. Celle de l’urgence. Quand un patient est victime d’un infarctus par exemple, ou d’un choc anaphylactique, aucune thérapie naturelle ne peut égaler la vitesse d’action de la médecine chimique. Se priver de cette possibilité thérapeutique serait vraiment inutile et délétère.

    Dans les maladies chroniques, il faut en général associer les deux traitements : la médecine chimique et les thérapies naturelles. En effet les maladies chroniques débutent souvent par des symptômes aigus qu’il faut soulager rapidement, par exemple la crise articulaire aiguë d’une polyarthrite rhumatoïde. Parfois c’est même une question de vie ou de mort, dans le déclenchement aigu d’un diabète par exemple. Dans un deuxième temps, qui peut être très rapide, on commence à traiter le terrain de fond, c’est à dire les déséquilibres à l’origine de la maladie, par les thérapies naturelles. On sort du traitement symptomatique, de surface et on traite les causes, autant qu’on puisse bien sûr.

    La médecine chimique seule (dite allopathique) est complètement insuffisante dans les maladies chroniques.  Insuffisant, car on n’obtient pas de guérison qui permette d’arrêter le traitement médicamenteux. Par exemple les personnes qui souffrent d’hypertension artérielle doivent prendre quotidiennement un traitement tout au long de leur vie. Pas question d’interrompre le traitement, sinon l’hypertension réapparait. Dans le cas du diabète, c’est la même chose. Il est impossible d’arrêter les anti-diabétiques oraux ou l’insuline. Les patients sont maintenus (et c’est déjà bien) mais pas guéris. En associant une diététique adaptée, de la pharmacopée et des séances d’acupuncture bien menées on diminue les besoins de l’organisme en insuline et on peut, quand le terrain n’est pas trop altéré, faire disparaître le diabète. On évite beaucoup de complications et les patients sont réellement soignés.

    Parfois les thérapies naturelles suffisent et n’ont pas besoin d’être associées à des traitements chimiques. C’est aussi le cas lors des allergies ou intolérances médicamenteuses.

    Quand il n’y a pas de maladie (tous les examens sont négatifs en médecine conventionnelle) mais uniquement des troubles relevant de désordres fonctionnels, les patients peuvent n’être traités qu’avec des médecines naturelles. Les médicaments ici ne règleront rien, au mieux ils masqueront les symptômes. Le traitement naturel est nécessaire sous peine de laisser des désordres en place qui pourront plus tard être à l’origine d’une récidive ou d’autres symptômes plus invalidants.

    Très souvent, les deux approches thérapeutiques sont nécessaires. Les asiatiques, autant les médecins que les patients le savent bien, car cela fait partie de leur culture.

    C’est ce qui est représenté à l’entrée de l’hôpital de Saigon, au Vietnam, sous la forme d’une allégorie : l’ oiseau de la médecine. L’oiseau sans ses deux ailes, les deux ailes de la médecine, ne peut pas voler. En Asie dans la plupart des hôpitaux, les services de médecine naturelle côtoient les services de médecine allopathique. Les médecins allopathes côtoient les médecins traditionnels. Ils ont suivi les mêmes études. Ils savent que les deux thérapies se complètent. Quant aux hôpitaux qui ne proposent que de la médecine allopathique, ils sont en lien avec des hôpitaux où se pratique la médecine traditionnelle et y envoient leurs patients dans un deuxième temps.

    Il faut se souvenir qu’aucune médecine n’est une panacée.

    La sagesse est dans l’association intelligente des approches. Et c’est l’enrichissement mutuel de ces deux visions qui va permettre les progrès du futur.

  • Climat & Santé

    Climat & Santé

    Climat et Santé

    L’influence du climat sur l’homme est souvent minimisée, voire déniée, dans les livres de médecine ou les cours de rhumatologie. Pourtant les patients relatent presque systématiquement l’augmentation de leurs douleurs par temps humide, leur sensibilité aux courants d’air, l’amélioration de certaines douleurs par la chaleur, d’autres par le froid.

    La vision anatomique et chimique de notre organisme nous fait perdre de vue les liens que nous entretenons avec notre milieu environnant. Or ces liens sont extrêmement importants. Principes fondamentaux de la médecine chinoise, ils donnent naissance, pour qui veut bien se donner la peine de les comprendre, à un enrichissement énorme de la compréhension médicale occidentale actuelle.

    Le climat nait des liens entre la terre et son environnement (par exemple les saisons proviennent de l’effet du soleil sur la terre, les rapports Terre-Lune influencent les océans , les interférences gravitationnelles de la Lune-Soleil influencent la terre aussi,…). Pour étudier le climat, les géophysiciens analysent donc le système terre-atmosphère. Si l’on ne considère pas le système Terre-Atmosphère comme un tout on ne peut comprendre l’action des planètes, du soleil, des vents, des climats, les lois de l’attraction…

    De la même manière, pour analyser l’influence du climat sur l’homme nous devons concevoir, l’homme et son atmosphère c’est-à-dire le champ immédiat qui l’entoure. Ce champ correspond aux radiations que l’on émet et que l’on reçoit, dans un secteur d’interaction privilégiée proche de nous. Si l’on ne considère pas le corps et son environnement immédiat (et lointain) comme un tout, on ne peut comprendre l’influence du soleil, des autres planètes, du climat dans la genèse de la santé et de la pathologie.

    La machine climatique terrestre est essentiellement alimentée par l’énergie reçue du soleil.

    L’énergie transportée par chaque composante du rayonnement solaire est absorbée par l’air atmosphérique. Lorsque nous absorbons l’air ambiant, nous absorbons des molécules de gaz dynamisées par cette photonisation : de l’oxygène dynamisé par les ultraviolets, de la vapeur d’eau dynamisée par les infrarouges… la qualité et la charge thermique de l’air absorbé va donc énormément varier selon l’endroit où l’on se trouve.

    En outre, le corps ne va pas se charger de la même manière selon le moment de la journée. La thermique humaine est, certes, essentiellement interne (homéothermie),mais elle est aussi sous la dépendance de l’énergie solaire. L’énergie solaire permet la mise en route le matin par la dynamisation qu’elle induit sur notre énergie, et à l’opposé la baisse de l’énergie solaire la nuit induit le ralentissement énergétique. Cela se traduit notamment par des sécrétions hormonales différentes selon les moments de la journée (par exemple cortisone le matin avec pic à 8h et endorphines la nuit)

    Notre régulation interne ou « horloge interne » est soumise à de nombreux autres facteurs environnementaux, notamment électromagnétiques.

    De faibles modifications cycliques du champ magnétique terrestre lui servent d’étalon, lui fournissant ses points de repère dans les rythmes journaliers (nycthéméraux) et saisonniers.

    Entre l’ionosphère (partie élevée de l’atmosphère qui filtre les rayonnements solaires) et la terre il existe une importante différence de potentiel générant une onde appelée fréquence de Schumann(1). Cette onde crée un véritable rythme naturel, comme un battement de coeur répétitif dans l’atmosphère où nous vivons. Notre cerveau et les autres organes se calent sur cette fréquence. La modification du rayonnement solaire modifie cette fréquence et notre régulation interne. Lorsque l’ionosphère est plus élevée la nuit, la cavité formant l’espace creux devient plus large également et la résonance des fréquences chute. L’ensemble se traduit par des sécrétions hormonales différentes.

    C’est en lien avec ces phénomènes du milieu environnant que certains organes sont plus actifs à certains moments de la journée (on parle de marée énergétique), ou de l’année…La modification et la propagation de l’activité d’un organe à un autre, d’une fonction à une autre donnent un rythme à l’activité énergétique appelé biorythme. On peut maintenant parfaitement comprendre que ces biorythmes soient sous influences extérieures.

    Il existe une interface entre les influences extérieures et les organes internes appelés méridiens, décrits en médecine traditionnelle chinoise à la surface de la peau. De la même manière les méridiens terrestres permettent la compréhension de la circulation de l’énergie en délimitant des zones (en climatologie, il s’agit des zones de Hadley, de Ferrel, convergence intertropicale (2)…) à travers lesquelles elle se propage. De la même manière que les méridiens ne sont pas visibles à la surface de la terre, ils ne sont pas visibles à la surface de la peau, mais dans l’atmosphère comme dans le corps humain, les différentes zones s’équilibrent mutuellement pour obtenir une écologie globale et un bilan énergétique compatible avec la vie.

    Ainsi on comprend mieux la portée de l’adage : le microcosme humain est à l’image du macrocosme. Plus qu’une philosophie, c’est une réalité qui une fois considérée change  notre vision de l’humain, de la pathologie et des possibilités thérapeutiques.

    (1): La fréquence de Schumann est une onde de radiofréquence générée par la différence de potentiel électrique entre la terre et l’ionosphère, qui rebondit entre ces deux conducteurs

    (2): Ce sont des zones de circulation des masses d’air entre la basse et la haute atmosphère.

    Les océans du corps humains

    Sans les océans, la vie sur terre ne serait pas possible. Les variations thermiques seraient bien trop importantes, comme c’est le cas sur les autres planètes sans eau. La présence de l’eau est indispensable à la vie sur terre notamment pour le rôle qu’elle joue dans le bilan énergétique, car l’eau à une propriété thermique très particulière. Elle est capable sans changer d’état, c’est-à-dire sans se transformer en glace ni en gaz d’absorber ou de perdre de grandes quantités d’énergie. Par exemple, pour une quantité donnée, l’eau peut absorber quatre fois plus d’énergie que la même quantité d’air et 10 fois plus d’énergie que la même quantité de fer. Cela est lié à la présence de liaisons hydrogènes entre les atomes constitutifs de l’eau qui peuvent emmagasiner beaucoup d’énergie.

    Dans le corps humain, l’eau joue le même rôle que les océans sur la terre.

    Lorsque l’organisme perd de l’eau (transpiration, urines….), cela permet selon les cas d’éliminer de la chaleur ou d’éliminer du froid. La charge thermique de l’eau éliminée est différente et par conséquent sa constitution ionique. En hiver lorsque le nez coule et que l’on va uriner plus souvent, c’est de l’eau claire, faiblement chargée thermiquement et ioniquement que l’on élimine. Le corps se débarrasse ainsi d’une trop grande conductivité en s’asséchant pour augmenter sa résistance au froid. Lorsqu’il fait chaud au contraire la transpiration permet de se débarrasser d’une eau différente, à forte charge thermique (par conséquent chargée d’une forte concentration d’ions) et d’humidifier la peau pour entraîner un refroidissementl’acupuncture local. L’évaporation de la transpiration par le passage de l’eau à l’état de gaz permet l’évacuation d’une quantité additionnelle de chaleur latente.

    Le même phénomène constitue le moteur essentiel des échanges énergétiques océan/atmosphère. La dynamique de l’eau à l’intérieur du corps humain est donc beaucoup plus compliquée que ce que l’on prend en compte habituellement, dans les traités de physiologie classique.

    Il est possible avec plusieurs paramètres cliniques de déterminer dans quel état est un organisme donné au regard de ces deux paramètres. Certaines zones peuvent être trop chaude et d’autres insuffisamment. Il y a donc un climat à l’intérieur du corps humain qui est naturellement influencé par le climat extérieur.

    Ce phénomène est à l’origine de nombreuses pathologies, par exemple l’arthrose. Il y a différents types d’arthrose (6 types) notamment : arthrose avec articulation rouge et chaude améliorée par le froid, pouvant présenter un épanchement, arthrose avec articulation sèche et froide améliorée par la chaleur, et tous les états intermédiaires constituant d’autres types d’arthroses. Pour chaque cas, la nature des liquides organiques en présence est différente (notamment leur charge thermique), ainsi que l’état d’hydratation de l’os et du cartilage. L’os, qui est beaucoup plus sec que les autres tissus humains, est particulièrement sensible à la composition hydrique qualitative de l’organisme.

    Cela permet d’entrevoir des stratégies naturelles de rééquilibration, d’autres possibilités thérapeutiques, notamment par la médecine traditionnelle chinoise, que ce soit la pharmacopée ou l’acupuncture, qui analyse et traite ces paramètres biophysiques.