Auteur/autrice : irmfa3_webguru

  • Les Traitements

    Les Traitements

    Les Traitements Médicamenteux

    Les Antalgiques

    Ce sont des médicaments destinés à réduire l’intensité de la douleur. Ils sont prescrits selon trois paliers en fonction de l’importance de la douleur

    – niveau I : les antalgiques périphériques faibles : le Paracétamol
    – niveau II : les antalgiques centraux faibles : le Dextropropoxyphène (dérivé synthétique de la méthadone), la Lamaline®, la Codéine (dérivé semi-synthétique de la morphine), le Tramadol (analgésique opioïde faible et inhibition du recaptage de la noradrénaline et de la sérotonine inhibiteurs des voies de la douleur)
    – niveau III : antalgiques centraux forts :

    – les morphiniques : Moscontin®, Skenan®, Durogésic®
    – les analgésiques opioïdes forts qui ne peuvent pas être associés à la morphine (agonistes-antagonistes de la morphine) : Temgésic®, Nalbuphine®

    Les antalgiques de pallier II et III peuvent être associés à des antalgiques de niveau I dans les fortes douleurs car leurs modes d’actions sont différents et complémentaires. On dit que leur action est synergique.

    Les Décontracturants Musculaires

    – le Thiocolchicoside (Coltramyl®,Miorel®) est un dérivé semi-synthétique de la colchicine utilisé dans le traitement des contractures musculaires douloureuses
    – le Tétrazepam (Myolastan®) est un décontracturant musculaire plus puissant, sédatif, donc administré plutôt le soir
    – le Diazépam est un décontracturant majeur et un anticonvulsivant. Il est utile dans certaines sciatiques et certaines dystonies segmentaires hyperalgiques.

    Les Anti-Inflammatoires non Steroïdiens Commercialisés comme Antalgiques-Antipyrétiques

    Ces anti-inflammatoires sont commercialisés à de faibles doses antalgiques, leur effet anti-inflammatoire n’apparaissant qu’à des doses élevées (par exemple l’Ibuprofène : ADVIL®,…)

    Les Anti-Inflammatoires non Steroïdiens

    Ils ont une action anti-inflammatoire, antalgique et antipyrétique, essentiellement par le biais de l’inhibition de la synthèse des prostaglandines (PG) par inhibition d’une enzyme: la cyclo-oxygénase (COX). Les prostaglandines sont des molécules de l’inflammation qui proviennent de la dégradation des membranes cellulaires et sont à l’origine de certaines douleurs inflammatoires (douleurs par excès de nociception).

    Ces médicaments sont l’une des classes thérapeutiques les plus utilisées dans le monde. Leur bénéfice thérapeutique est cependant limité par la survenue d’effets indésirables potentiellement graves, principalement digestifs mais aussi rénaux, pulmonaires, cutanés…qui les placent au premier rang de la pathologie iatrogène médicamenteuse.

    L’expérience montre que les différentes molécules ont des spécificités un peu différentes, certaines ayant une meilleure efficacité pour les genoux, d’autres pour les lombalgies, certaines pour l’arthrose d’autres pour l’arthrite (la PHENYLBUTAZONE®, et l’INDOCID®, très puissants, ont un usage restreint principalement à l’arthrite, en raison de leurs effets secondaires). Certaines molécules peuvent aussi avoir une meilleure efficacité chez certains patients. 

    Anti-Inflammatoires Steroïdiens-Les Corticostéroïdes (Cortisone)

    Les corticostéroïdes ou glucocorticostéroïdes sont un groupe d’hormones naturellement sécrétés par l’organisme et nécessaire à son fonctionnement. Ils sont produits dans le cortex des glandes surrénales situées au dessus des reins.

    Les corticoïdes de synthèse sont administrés en comprimés ou par injection intra- ou péri-articulaire. En rhumatologie ils sont utilisés comme anti-inflammatoires et immunosuppresseurs (permettant de réduire la fabrication des auto-anti-corps attaquant les articulations). Ce sont aussi de puissants anti-allergiques.

    Traitement de courte durée
    Pour certaines pathologies aigues les traitements sont de courte durée 10-15j (névralgie cervico-brachiale par exemple). Dans ce cas il y a très rarement des effets secondaires : intolérance, gastralgies, acnée, poussée hypertensive….

    Traitement prolongé
    Dans les traitements prolongés per os les effets secondaires apparaissent à plus ou moins long terme : aspect bouffi du visage avec rougeur (ou hyperpigmentation des peaux noires), hirsutisme (pilosité excessive), fragilité cutanée, retard de cicatrisation, modification de la répartition des graisses (membres fins par fonte musculaire et accumulation graisseuse facio-tronculaire) ostéoporose, tassements vertébraux, ostéonécrose, diabète, hypertension artérielle, hypokaliémie, infections à répétitions (réveil d’un herpès, zona…), glaucome, cataracte, euphorie, dépression….
    Le but est de réaliser des corticothérapies les plus courtes possibles en donnant toujours le minimum nécessaire à dose efficace. En général on commence par une dose de 15 à 20 mg dans les polyarthrites usuelles (beaucoup plus lorsqu’une atteinte viscérale est associée). Le but est de réduire la corticothérapie progressivement en gardant le contrôle de la maladie (c’est-à-dire sans que les symptômes reviennent). Parfois il faut conserver une dose minimale. Dans ce cas il s’agit d’une corticodépendance qui peut nécessiter la mise en route d’un autre traitement (voir Immunosuppresseurs ou Biothérapies) pour continuer la décroissance corticoïde.
    Dans ces corticothérapies prolongées, il ne faut jamais interrompre brutalement le traitement sous peine de réapparition brutale des symptômes.
    Lorsque la dose quotidienne est en dessous de 7,5mg (taux équivalent sécrété quotidiennement par l’organisme) la tolérance est meilleure et la survenue d’effets secondaires est moindre.
    Des visites régulières sont nécessaires chez le rhumatologue pour adapter la dose à l’évolution de la maladie car il n’existe pas de schéma standard de prescription.

    Corticothérapie injectable (infiltrations)
    Les corticoïdes de synthèse sont utilisés en injections intra- ou péri-articulaires lorsque l’inflammation est localisée (tendinite (ou périarthrite), monoarthrite isolée). En général, moins de trois infiltrations successives sur une même articulation sont nécessaires pour obtenir l’amélioration. Les produits utilisés sont divers (Diprostène® et Altim® sont les plus utilisés, Kénacort® a moins d’efficacité articulaire et plus d’effets secondaires). L’Hexatrione® est réservé à l’usage des rhumatologues car il doit être injecté en intra-articulaire strictement.

    La cortisone employée à bon escient est souvent, lorsque c’est nécessaire, l’amorce d’un pas vers la guérison et il peut être difficile de s’en passer. Elle peut permettre à l’organisme de reprendre le dessus par rapport à une inflammation.

    La prise en charge de douleurs Neuropathiques Centrales et Périphériques

    La plupart des douleurs surviennent à cause de lésions (destructions tissulaires, inflammatoires, ischémiques) qui stimulent les voies de la douleur. Dans le même temps des inhibiteurs de la douleur régulent en permanence leur niveau d’activité.
    Cependant dans certains cas il y a une atteinte de ces systèmes inhibiteurs, les douleurs apparaissant alors pour des intensités (stimuli) moindres. On dit qu’il y a une élévation du seuil de la douleur.
    Ces douleurs par dysfonctionnements du système nerveux sont appelées douleurs neuropathiques ou neurogènes ou douleurs par désafférentation. Leur mécanisme est complètement différent des douleurs lésionnelles (dites par excès de nociception).

    Les médicaments suivants agissent sur la régulation du seuil de la douleur :

    – Rivotril® (Clonazepam) : diminue l’excitabilité des fibres nerveuses
    – Laroxyl® (Amitryptiline) ou Anafranil (Clomipramine): Anti-dépresseurs Tricycliques -Lyrica® (Prégabaline) : utilisé dans la fibromyalgie ou autre douleurs neuropathiques
    -Tegretol® (Carbamazépine): diminue l’excitabilité des fibres nerveuses, utilisé dans certains types de névralgies notamment les névralgies du trijumeau.
    – Neurontin® (Gabapentine) diminue l’excitabilité des fibres nerveuses, utilisé dans les  douleurs neurogènes par désafférentation

    Les Traitements Anti-Goutteux

    – Colchicine® (Colchicine) : utilisé dans la crise de goutte aiguë et pour éviter la survenue de crises de goutte lors de l’introduction d’un traitement hypo-uricémiant
    – Allopurinol®, Zyloric® (Allopurinol), hypo-uricémiants (inhibiteur de la synthèse d’acide urique) utilisés pour limiter l’élévation de l’acide urique dans le sang ou bien la récidive des crises de goutte.  
    – Adenuric® (Fébuxostat): inhibiteur de la synthèse de l’acide urique utilisé lorsqu’un dépôt d’urate s’est déjà produit (antécédent d’arthrite goutteuse ou de tophus)

    Les Immunorégulateurs, Traitements de fond des Rhumatismes Inflammatoires ou Maladies Auto-Immunes

    – Plaquenil® (Hydroxychloroquine) : utilisé dans les formes légères de polyarthrites rhumatoïdes associées ou non au Goujerot-Sjögren
    – Salazopyrine® (Sulfasalazine) : utilisé dans les polyarthrites rhumatoïdes ou les spondylarthropathies
    – Méthotrexate® (Méthotrexate) : le plus utilisé des traitements de la polyarthrite rhumatoïde et des spondylarthropathies
    – Léflunomide (arava®) 
    – Imurel® (Azathioprine) traitement des maladies auto-immunes avec atteinte viscérale (notamment les formes viscérales de lupus érythémateux disséminé)
    – Néoral® (Ciclosporine)  utilisable dans les formes sévères de polyarthrite rhumatoïde
    – Endoxan® (Cyclophosphamide) : utilisé transitoirement dans certaines maladies auto-immunes résistantes aux traitements usuels, certaines vascularites…
    –  Cellcept® (Mycophénolate Mofétil) traitement du lupus érythémateux disséminé avec atteinte viscérale
    – Certains traitements ne sont quasi plus utilisés : Sels d’or (Allochrysine®, Ridauran®), Tiopronine (Acadione®), D-Pénicillamine (Trolovol®)

    Les Biothérapies

    Il s’agit de molécules issues des techniques de biologie moléculaire (génie génétique), qui bloquent différents stades du processus immunitaire inflammatoire responsable de l’atteinte articulaire. La cible est très précise dans le but d’avoir peu de dégâts collatéraux, les produits sont plus ou moins bien tolérés avec une plus ou moins bonne efficacité.
    L’instauration d’une biothérapie n’est pas utile dans les formes de maladies peu agressives et bien contrôlées par les autres traitements comme le Méthotrexate®.  Elles ont leur place en cas d’activité forte de la maladie ou d’échec du Méthotrexate®. Il faut alors vérifier l’absence de processus évolutif infectieux ou néoplasique avant l’instauration du traitement.
    Il existe plusieurs biothérapies:

    – Enbrel® (étanercept): récepteur soluble du TNF-alpha (facteur de nécrose tumorale impliqué dans le mécanisme inflammatoire) : injections sous-cutanées une fois par semaine
    – Rémicade® (infliximab): anti-corps monoclonal anti-TNF alpha sous forme de perfusions hospitalières tous les 2 mois
    – Humira® (adalimumab) : Anticorps anti-TNF alpha par injections sous-cutanées tous les 15 jours
    L’effet des anti-TNF alpha est souvent rapide dès les premières semaines ou mois de traitements dans les polyarthrites,
    – Kineret® (anakinra) anti –IL1 (cytokine pro-inflammatoire impliquée dans la pathogénie de la polyarthrite rhumatoïde)
    – Orencia® (abatacept) : inhibiteur de l’activation des lymphocytes T par perfusions hospitalières mensuelles. L’amélioration vient lentement et progressivement au fur et à mesure du traitement.  
    -Mabthera® (rituximab) : anticorps anti-CD20 limitant l’action des lymphocytes B (perfusions intraveineuses hospitalières tous les 6 mois)
    – De nombreuses autres molécules sont d’utilisation moins courante : certolizumab pegol (Cimzia®), golimumab (Simponi®), tocilizumab (Actemra® : anti-IL6 une autre protéine clé de l’inflammation), …

    Ces traitements sont relativement bien tolérés le plus souvent mais peuvent générer parfois des effets secondaires plus ou moins graves. Ils doivent être interrompus en cas d’infections ou de chirurgies (notamment dentaires) ou de désir de grossesse.

    Les Traitements de l’Arthrose

    – La viscosupplémentation : injections de fluides visco-élastiques (Synvisc®, Structovial®, Hyalgan®…) nourrissant le cartilage articulaire, qui peuvent entraîner l’amélioration de l’arthrose de quelques mois à 2 ou 3 ans.

    – Les traitements adjuvants :

    – Glucosamine Chondroïtine sulfate,
    – la Diacéréine (Art 50®)
    – Insaponifiables d’avocat et de soja  (Piasclédine 300®)

    La richesse de la palette thérapeutique réside plus dans la manière dont les médicaments sont utilisés (dosage, rythme d’administration) que dans leur nombre, ce dont le rhumatologue à l’expérience. Une adaptation du traitement peut permettre de franchir un cap, vers l’amélioration ou la disparition des douleurs.
    Les traitements non médicamenteux sont ici très utile (kinésithérapie) et surtout les médecines fonctionnelles non allopathiques (ostéopathie, médecine chinoise….) qui s’avèrent très efficaces pour diminuer les douleurs locales.

    Les Traitements de l’Ostéoporose

     L’os est un tissu vivant en équilibre qui se construit et se détruit en permanence. L’ostéoporose est une insuffisance osseuse qui provient soit d’un excès de dégradation osseuse soit d’un défaut de construction osseuse, soit des deux.
    Plusieurs traitements diminuent le risque fracturaire :

    – Le traitement hormonal substitutif

    – Et les traitements non hormonaux :

    – Les Biphosphonates sont des inhibiteurs de la dégradation osseuse : auparavant en administration continue pendant 14j tous les 3 mois (Didronel®), ils sont maintenant disponible en une prise hebdomadaire (Fosamax® par exemple), une prise mensuelle (Bonviva®), voire une perfusion annuelle (Aclasta®).
    – Le Protélos® (Ranélate de Strontium) stimule la formation osseuse et inhibe la dégradation. Il se prend sous la forme d’un sachet le soir au coucher, deux heures après les repas
    – Le Forstéo® (tériparatide) agit aussi sur l’ostéoformation et l’ostéodestruction. Il ne peut être prescrit qu’aux personnes ayant au moins deux antécédents de fractures. Il s’agit d’une injection sous-cutanée par jour pendant 18 mois.
    – L’Evista® (Raloxifène) est un modulateur sélectif des récepteurs aux oestrogènes (classe de molécules appelées SERM ayant la propriété d’avoir à la fois des effets oestrogènes-like et anti-oestrogènes selon les récepteurs et selon les organes) Il se prend à la dose de 1 cp par jour et diminue le risque fracturaire. Il est à éviter en cas d’antécédent de phlébite.

    Les Traitements Non Médicamenteux

    La Kinésithérapie ou Physiothérapie

    Le kinésithérapeute travaille sur prescription médicale pour rééduquer, mobiliser, masser, la zone présentant des symptômes. Des paramètres articulaires et musculaires locaux sont pris en compte par le kinésithérapeute. Tout ou partie du traitement est normalement réalisé manuellement (et non par machine) pour être réellement efficace. La physiothérapie (machines) peut être un adjuvant utile (application de froid ou de chaleur, ultra-sons, ionisations, TENS…).selon les pathologies

    Les Médecines Fonctionnelles (Non Conventionnées)

    L’Ostéopathie

    C’est une médecine à part entière et indépendante. Il n’y a pas besoin de prescription médicale pour une consultation d’ostéopathie. Cette discipline peut intervenir efficacement dans la majorité des problèmes pathologiques organiques, nerveux, ostéo-articulaires….
    L’ostéopathe élabore son propre diagnostic grâce à un interrogatoire, l’observation et à un examen clinique palpatoire spécifique et très poussé.
    Le but de l’ostéopathie est de soigner une pathologie en tentant de corriger la cause du problème. Les pathologies ont toujours un lien avec un désordre fonctionnel plus ou moins grave, sur lequel peut intervenir l’ostéopathe, en restituant la motilité tissulaire organique, par exemple. Cela permet ainsi aux différents appareils de se régénérer pour favoriser un retour à la santé. Les déséquilibres à corriger peuvent être d’origine structurelle, musculo-squelettique, vasculaire, liquidienne, nerveuse, digestive (et alimentaire)… Plusieurs séances peuvent être nécessaires.

    La Médecine Traditionnelle Orientale (Chinoise, Vietnamienne)

    C’est une médecine très complète car basée sur une expérience profonde et solide de l’être humain. La MTO cherche à corriger la maladie dont les symptômes ne sont que l’expression apparente de différents désordres plus profonds. Le praticien tente d’éliminer les symptômes mais surtout la cause des déséquilibres qui ont créé une réaction en chaine jusqu’à la maladie. C’est une médecine qui met l’accent sur les liens de cause à effet, en prenant en compte tant les différents facteurs physio-énergétiques internes que les facteurs externes (environnement, état émotionnel chronique, stress,…). On connaît surtout la MTO grâce à l’acupuncture, mais cette dernière comprend aussi la pharmacopée et le Tuina, pour ne citer que ces deux disciplines majeures.

    L’efficacité de l’ostéopathie et de la MTO dépend de la formation du praticien car les niveaux de pratique peuvent être très différents.

    Beaucoup de médecins ont maintenant compris l’intérêt, à juste titre, d’envoyer leurs patients à des ostéopathes ou à des acupuncteurs pour augmenter l’efficacité thérapeutique.

    L’avenir est à la collaboration entre les différentes médecines.

  • Examens cliniques & complémentaires

    Examens cliniques & complémentaires

    Examens Cliniques Et Examens Complémentaires

    Pour toutes les pathologies et surtout en rhumatologie, le diagnostic est avant tout clinique. C’est-à-dire que l’interrogatoire, l’observation et les manœuvres tests spécifiques (appelées examen clinique) sont un temps essentiel de la consultation pour identifier la pathologie et son contexte.

    Dans la majorité des cas, l’interrogatoire et l’examen clinique suffisent à faire le diagnostic (tendinite à ressaut, canal carpien, lombosciatique, névralgie cervicobrachiale, arthrose, périarthrite, entorse….).

    Même si ces affections sont courantes, il faut beaucoup d’expérience clinique pour faire la différence entre des pathologies affectant la même région anatomique d’où la nécessité d’avoir recours à un rhumatologue, seul réellement compétent en la matière pour un diagnostic précis.

    Parfois, des examens complémentaires sont nécessaires.Ce sont les outils qui servent à compléter un diagnostic, déjà élaboré cliniquement. Il s’agit généralement des radiographies standard, de l’échographie, du scanner, de l’imagerie par résonance magnétique (IRM), de la biologie (prise de sang), pour ne citer que les plus connus.

    Mais les examens complémentaires ne remplacent en aucun cas l’examen clinique :

    En effet, une radiographie ou autre examen complémentaire ne fait pas le diagnostic, c’est seulement une indication parmi tant d’autres pour affiner le diagnostic.

    L’examen clinique oriente l’interprétation de l’examen radiologique, c’est pourquoi les radiologues vous informent rarement de vos résultats d’examens, et les envoient au médecin prescripteur.
    Dans la majorité des cas, les examens complémentaires ne sont pas nécessaires.
    Un spécialiste sait très bien dans quel cas avoir recours aux examens complémentaires.
    En effet, les examens complémentaires ne soignent pas.
    Ils n’entraînent pas non plus de modification du traitement dans la plupart des cas (ex : pour une lombalgie, le traitement est à base d’AINS quel que soit le résultat d’un éventuel examen complémentaire).
    Par contre, ils sont souvent utiles dans un deuxième temps si la douleur ne disparaît pas, pour faire l’état des lieux, le bilan lésionnel, et vérifier si la pathologie n’a pas une origine encore non diagnostiquée.

    Les Différents Types d’Examens Complémentaires

    Les Radiographies Standard

    Elles permettent de connaître l’état des os. On peut voir les fractures, les calcifications, les lésions osseuses comme les tumeurs, ou les métastases, une ostéoporose diffuse (post-ménopausique ou para-néoplasique) ou localisée (algodystrophies, abcès intra-osseux…). Lorsqu’il y a une condensation osseuse et des becs de perroquet (becs osseux ou ostéophytes), il s’agit d’une arthrose. C’est l’usure du cartilage, qui se manifeste aussi sur la radiographie par un pincement, réduction de l’espace occupé par le cartilage entre deux os.

    Il est très important de faire des radiographies standard. 
    Le scanner ou l’IRM ne les remplace pas, ces derniers examens ne font que compléter l’apport d’une radiographie standard.
    Par exemple le scanner dans une sciatique s’arrête au dernier étage lombaire. On ne voit pas le bassin. Or il est capital d’avoir une imagerie du bassin dans une sciatique, sous peine de méconnaître certains diagnostics, tels que les métastases du bassin visibles uniquement à la radiographie.

    L’Arthrographie et la Saccoradiculographie

    Ce sont des examens radiologiques invasifs (avec injection). La saccoradiculographie consiste à injecter un produit radio-opaque par voie de ponction lombaire qui va se mouler sur les racines nerveuses. Cet examen est rarement utilisé car il existe peu d’indications depuis l’avènement de l’IRM. L’avantage reste sa réalisation en position debout car il peut révéler une hernie discale qui n’apparait pas au scanner ou en IRM en position allongée.

    L’Echographie

    Elle permet de connaître l’état des tendons (calcifiés, dégénératifs, nodulaires, rompus..), ainsi que l’état des organes impliqués dans la pathologie.
    L’échographie articulaire est utilisée en rhumatologie pour évaluer l’activité des rhumatismes inflammatoires avant la mise en route des biothérapies par exemple.

    Le Scanner ou la Tomodensitométrie (TDM)

    Il est utilisé en rhumatologie pour évaluer l’état des os ou des disques intervertébraux. L’arthroscanner (ou arthro-TDM) est invasif, de moins en moins demandé depuis l’IRM. Il consiste à injecter un produit radio-opaque dans une articulation (genou, épaule…) avant de réaliser des images pour mieux visualiser les structures intra-articulaires. Il peur garder un intérêt dans certains cas : ruptures de coiffe mal visualisées en IRM.

    L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM)

    Elle est efficace dans l’exploration des tissus mous riches en eau ou en graisse, donc dans les inflammations (œdèmes) des structures osseuses et tendineuses. (ostéonécroses, algodystrophies…), les lésions méniscales, ligamentaires, les affections du cerveau et de la moëlle épinière (maladies neurologiques inflammatoires ou dégénératives, compressions diverses dont les hernies discales).
    Beaucoup de patients pensent que l’IRM est un mode d’investigation supérieur au scanner, lui-même supérieur à une radiographie. En réalité il n’en est rien. Tout dépend de ce que l’on cherche à voir, et aucune imagerie spécifique n’en remplace une autre. Chacune d’elle a une place d’investigation précise.

    L’Ostéodensiométrie par Absorptiométrie Biphotonique

    Elle permet une évaluation de la densité osseuse, au cours de la ménopause ou d’autres conditions susceptibles de générer une ostéoporose (traitement cortisonique prolongé, maladie de Cushing, hyperparathyroïdie primitive, hyperthyroïdie…) en vue de rechercher un risque fracturaire.

    La Scintigraphie Osseuse ou Scintigraphies d’Organes

    C’est une technique d’imagerie utilisant des substances radioactives injectées dans l’organisme en quantité infime, qui ont la propriété de se fixer sur des organes ou tissus. En rhumatologie, on l’utilise surtout pour explorer le squelette (affections traumatiques, inflammatoires, infectieuses, tumorales), les muscles ou les parathyroïdes (utilisation du MIBI).

    L’Eléctromyogramme

    Il donne des éléments sur le fonctionnement des nerfs périphériques. On peut confirmer une neuropathie (encore une fois le diagnostic aura pu être fait cliniquement avant), une compression radiculaire (à la racine nerveuse) ou tronculaire (le long du trajet du nerf). Si la compression est très importante (dans un canal carpien par exemple), il pourra s’ensuivre une décision opératoire.

    La Biologie

    Elle permet de déceler une infection (élévation des globules blancs, sérologies parasitaires, sérologies virales EBV, CMV…), une inflammation (élévation de la VS-vitesse de sédimentation- et de la CRP-C réactive protéine), un contexte métabolique particulier : goutte (uricémie), diabète (glycémie), insuffisance rénale (créatininémie, clairance de la créatinine), insuffisance hépatique, statut vitaminique D, statut hormonal : PTH 1-84 Rd, FSH, LH, prolactinémie, oestrogénémie, …
    Elle permet des tests auto-immuns spécifiques (facteur rhumatoïde ou latex Waaler Rose, facteurs anti-nucléaires, anti-corps anti-DNA, anti-ECT, anti-Kératine, anti-PCC…)
    La biologie s’avère souvent indispensable car parfois les douleurs articulaires surviennent dans des pathologies qui concernent un autre système : par exemple une leucémie (affection du système sanguin) peut donner des douleurs articulaires. Dans ce cas, la numération des globules blancs révèlera l’affection.
    La biologie est nécessaire avant la mise en route de certains traitements pour vérifier la fonction rénale et hépatique et par la suite pour surveiller la bonne tolérance de ces traitements.

    Les Limites Des Examens Complémentaires

    Même si l’apport des technologies est nécessaire pour évaluer l’importance des lésions, rien ne peut être fait sans un diagnostic clinique préalable.
    L’information apportée par les examens complémentaires ne rend pas totalement compte du fonctionnement et de l’état de votre organisme.
    Tous les examens complémentaires cités précédemment (en dehors de la biologie et de l’électromyogramme) sont morphologiques : ils montrent seulement quand il y a une lésion anatomique. 
    L’information apportée par les examens complémentaires a donc des limites très précises et doit être replacée dans le contexte clinique. Des patients peuvent souffrir de douleurs majeures avec des examens complémentaires qui ne révèlent rien. C’est très souvent le cas. On dit alors que la douleur est fonctionnelle. Cela n’est plus du ressort de la médecine conventionnelle stricte, puisque ces pathologies fonctionnelles sont rarement prises en compte par le médecin classique qui vous dit souvent : « vous n’avez rien ».
    Il est alors souhaitable de se tourner vers des médecines dites fonctionnelles et très cliniques (ostéopathie, médecine traditionnelle asiatique,…) qui ont un autre regard sur la santé et une autre prise en compte de l’individu.

  • Pathologies Inflammatoires

    Pathologies Inflammatoires

    Les Rhumatismes Inflammatoires

    Maladies Auto-Immunes, Connectivites, Maladies Systémiques (Ou Maladies De Systèmes)

    Ce sont des maladies pouvant affecter tous les organes, liées à une hyperactivité du système immunitaire (fabrication d’auto-anti-corps dirigés contre les organes).
    L’atteinte articulaire se manifeste par des douleurs d’horaire inflammatoire (réveils nocturnes, raideur matinale supérieure à 30 minutes), une raideur articulaire et un gonflement appelé synovite. Les atteintes organiques sont très différentes selon les maladies.

    La polyarthrite rhumatoïde, polyarthrite chronique évolutive

    La plus fréquente des polyarthrites chroniques.
    Atteinte articulaire le plus souvent bilatérale symétrique
    Déformations spécifiques (doigts en cols de cygne, boutonnières…)
    Nodules rhumatoïdes éventuellement associés
    Affecte principalement les femmes entre 30 et 40 ans

    L’arthrite juvénile chronique, et maladie de Still

    Affecte l’enfant de moins de 16 ans
    Grosses articulations fréquemment atteintes (notamment les genoux)
    Atteinte cutanée constante mais fugace n’atteignant pas le visage
    Fièvre inaugurale, constante, parfois isolée
    Adénopathies possibles, hépato-splénomégalie, épanchements séreux, kératoconjonctivite
    Peut disparaitre à l’âge adulte ou évoluer vers une polyarthrite rhumatoïde ou une spondylarthropathie

    Le syndrome de Goujerot-Sjögren

    Polyarthrite de type rhumatoïde dont la gravité de l’atteinte articulaire est généralement moindre
    Syndrome sec associé (sécheresse buccale, oculaire, nasale)

    Le groupe des spondylarthropathies :

    Arthrites périphériques des grosses articulations et des articulations interphalangiennes distales
    Atteinte fréquente du rachis et des articulations sacro-iliaques
    Doigts ou orteils augmentés de volume (ténosynovites)
    Talalgies associées par enthésopathies (inflammation de l’insertion de l’aponévrose plantaire sur le calcanéum)

    Ce groupe comprend :

    – La spondylarthrite ankylosante
    Evoluant éventuellement vers l’ankylose : ankylose de la cage thoracique responsable d’une insuffisance respiratoire restrictive, ankylose du rachis et des sacro-iliaques
    Parfois forme strictement articulaire périphérique sans atteinte rachidienne (ou l’inverse)
    – Le rhumatisme psoriasique
    Psoriasis cutané et unguéal éventuellement associé
    – Les arthrites réactionnelles (syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter, syndrome oculo-urêthro-synovial)
    Infection préalable à type de conjonctivite, infection génitale ou digestive (diarrhée)
    – Le rhumatisme associé à la maladie de Crohn
    Maladie inflammatoire chronique intestinale (colite et iléite)
    – Le rhumatisme associé à la rectocolite ulcéro-hémorragique
    Rectite et colite inflammatoire, pas d’atteinte de l’intestin grêle

    Pseudo-polyarthrite rhizomélique

    Affecte les personnes plus âgées
    Douleur des ceintures (épaules, cou et hanches)
    Asthénie majeure ou altération de l’état général
    Peut être associée à une maladie de Horton

    Le lupus érythémateux disséminé

    Atteinte cutanée plus ou moins caractéristique (vespertilio : éruption en masque de loup sur le visage)
    Antécédents de péricardite, fausses couches
    Atteinte rénale fréquente
    Myocardite, pleurésie, alopécie, cytopénies (anémie hémolytique, leucopénie, thrombopénie)
    Neuro-lupus possible
    Induction médicamenteuse possible

    Syndrome des anti-phospholipides (syndrome de Hughes)

    Formation récurrente de caillots sanguins dans les vaisseaux (thromboses artérielles ou veineuses) avec thrombopénie (Baisse des plaquettes sanguines) et fausses couches éventuellement associées
    Atteinte cutanée (livedo, purpura…), neurologique, cardiaque, pulmonaire, digestive, oculaire ou rénale possibles
    Il peut être associé à une autre maladie auto-immune

    La sclérodermie systémique ou  limitée (syndrome de CREST)

    Atteinte cutanée évocatrice : sclérodactylie (épaississement et sclérose cutané des doigts), plis radiaires péri-buccaux, télangiectasies, calcinose cutanée…
    Dysphagie
    Syndrome de Raynaud

    Myopathies inflammatoires acquises :

    – La polymyosite
    Atteinte musculaire prédominant à la racine des membres
    Syndrome de Raynaud, fièvre, altération de l’état général, myocardite et pneumopathies interstitielles possibles
    Association à une autre connectivite, ou à un cancer possible (syndrome paranéoplasique)
    – La dermatomyosite (c’est une polymyosite avec atteinte cutanée)
    Rougeur du visage autour des orbites, gonflement des paupières, desquamation des membres (mains)
    – La myosite à inclusion
    – La myofasciite à macrophages
    – …

     La polychondrite atrophiante (polychondrite récidivante)

    Atteinte possible de tous les cartilages (préférentiellement nez, trachée, oreille)
    Atrophie non systématique
    Altération possible de l’état général
    Atteinte vasculaire, cardiaque, oculaire, cutanée, rénale, neurologique possibles
    Association possible à d’autres maladies auto-immunes ou au diabète

    Les connectivites mixtes  (syndrome de Sharp)

    Association de signes cliniques appartenant à la polyarthrite rhumatoïde, au lupus érythémateux disséminé, à la polymyosite ou dermatomyosite, à la sclérodermie
    Signes les plus fréquents : arthrites, syndrome de Raynaud, sclérodactylie, asthénie
    Tous les organes peuvent être affectés

    Les vascularites : lésions inflammatoires des parois artérielles pouvant atteindre les grosses artères et l’aorte dans les formes graves

    – La périartérite noueuse
    – La granulomatose de Wegener : atteinte des voies aériennes supérieures et du poumon
    – Le syndrome de Churg et Strauss : atteinte pulmonaire
    – La polyangéite microscopique
    – La thromboangéite sclérosante de Burger
    – La maladie de Kawasaki, ou syndrome adénocutanéomuqueux (vascularite fébrile infantile)
    – La maladie de Behcet : aphtose génitale et buccale avec ou non atteinte oculaire
    – La maladie de Takayashu
    – La maladie de Horton (la plus commune)
    Atteinte oculaire par vascularite (panartérite segmentaire focale) de l’artère temporale superficielle, parfois associé à la pseudopolyarthrite rhizomélique

    La sarcoïdose ( maladie de Besnier-Boeck-Schaumann, lymphogranulomatose bénigne)

    Atteinte pulmonaire le plus souvent
    Atteintes possibles : adénopathies (ganglions), érythème noueux, atteinte oculaire (uvéite), hépatique, cardiaque, neurologique

    Le purpura thrombocytopénique idiopathique diffus

    Tâches érythémateuses prédominant aux membres inferieurs ne s’effaçant pas à la vitropression
    Arthralgies ou arthrites possibles
    Association éventuelles aux pathologies précédentes

    Le rhumatisme articulaire aigu (maladie de Bouillaud)

    Enfants (de plus de 4 ans en général), adolescents, ou adultes jeunes
    Infection des voies aériennes supérieures à streptocoques (angine…)
    Arthralgies ou arthrites 2 à 3 semaines plus tard
    Atteinte cardiaque : myocardite, péricardite, valvulopathies (souffle cardiaque résiduel)
    Chorée de Sydenham : mouvements involontaires non coordonnés des membres
    Atteinte cutanée (érythème marginé et nodules sous-cutanés de Maynet)

    Les pathologies articulaires métaboliques en crises aigues

    – La chondrocalcinose articulaire : le cartilage articulaire s’use d’autant plus qu’il est hérissé de cristaux de pyrophosphates de calcium formant un liseré calcique à la radiographie.
    – La goutte : dépôt de cristaux d’acide urique dans les articulations et éventuellement dans les tissus mous formant des tophus.

    Cette liste de rhumatismes inflammatoires n’est pas exhaustive.
    Différents modes évolutifs sont possibles : poussées récidivantes, ou mode d’évolution continu d’un seul tenant. Ces maladies disparaissent rarement.
    Les atteintes sont sévères lorsqu’elles touchent les organes profonds : reins, foie, système nerveux, poumons, cœur, système digestif car elles engagent le pronostic vital à court ou à long terme. Les formes articulaires peuvent être bénignes ou graves selon le pronostic de destruction articulaire.

    Autres

    D’autres maladies auto-immunes peuvent donner des arthralgies :  
    – La maladie coeliaque ou intolérance au gluten
    – L’ hépatite auto-immune
    – La cirrhose biliaire primitive
    – La myasthénie
    –  …

    Les Maladies Infectieuses

    Les infections osseuses et articulaires

    Le germe est présent dans l’os ou dans l’articulation.
    – Arthrite septique ou arthrite infectieuse (infection articulaire)
    – Ostéoarthrite (atteinte de l’articulation et de l’os adjacent)
    – Ostéites (atteinte de l’os seul)
    – Ostéomyélite (atteinte de l’os et de la moëlle osseuse)
    – Ténosynovite infectieuse (infections des gaines des tendons)
    – Spondylodiscite infectieuse : infection du corps vertébral et du disque intervertébral. L’agent causal peut-être par ordre de fréquence: le staphylocoque, les bacilles gram négatifs, les streptocoques, le bacille de Koch (tuberculose), le candida albicans ou l’aspergillus (parfois chez les toxicomanes), la brucellose (dans les professions exposées)

    Les maladies infectieuses donnant des douleurs articulaires

    Toutes les maladies infectieuses peuvent donner des douleurs articulaires (arthralgies), et/ou myalgies associées. Certaines d’entre elles peuvent aussi donner des arthrites : la maladie de Lyme, la brucellose, la syphilis, la tuberculose…

    Les Tumeurs Osseuses

     Tumeurs bénignes :

    – Ostéome : élaboration d’os dense à partir du périoste

    – Ostéomes multiples avec polypose colique, anomalies dentaires et tumeurs cutanées (syndrome de Gardner héréditaire autosomique dominant)

    – Ostéome ostéoïde : douleurs nocturnes

    – Ostéoblastome ou ostéome ostéoïde géant

    – Chondrome

    – Fibrome osseux

    – Tumeur à cellules géantes

    – Ilôts condensants bénins

    – Dysplasie fibreuse

    – Angiome

    – Kyste épidermoïde

    – Kyste anévrysmal

    – Kyste osseux solitaire

    – Defect cortical et fibrome non ossifiant

    Certaines tumeurs bénignes peuvent évoluer vers des tumeurs malignes

    Tumeurs malignes :

    L’âge du patient est déterminant : avant 5 ans une tumeur osseuse est presque toujours une métastase de neuroblastome. De 5 à 15 ans c’est le plus souvent un ostéosarcome ou un sarcome d’Ewing, après 40 ans une métastase ou un myélome.

    La localisation oriente également le diagnostic (chondroblastome épiphysaire chez l’enfant, chordome sphéno-occipital ou sacré chez l’adulte, adamantinome du tibia chez l’adulte,…)

    Chondrosarcomes, fibrohystiocytomes malins, fibrosarcomes…

    Les cancers donnant le plus de métastases osseuses (cancers ostéophiles) sont les cancers du sein, du rein, du poumon, de la prostate, de la thyroïde, et les mélanomes. Les métastases peuvent être ostéolytiques (lacunes osseuses) ou ostéocondensantes (condensations osseuses).

    Les tumeurs osseuses peuvent se révéler par des douleurs locales, des névralgies, une altération de l’état général, des modifications du bilan biologique, une découverte radiologique fortuite.

  • Pathologies Mécaniques

    Pathologies Mécaniques

    Pathologies Mécaniques

    Pathologies Articulaires

    L’arthrose (du grec « arthron » articulation)

    L’arthrose est l’altération ou dégénérescence du cartilage d’une ou plusieurs articulations. Les localisations les plus fréquentes sont la colonne vertébrale, le genou (gonarthrose), les doigts, la hanche (coxarthrose). L’articulation et le cartilage sont des structures vivantes en équilibre, qui réagissent à des informations multiples pouvant favoriser l’arthrose.

    Quels sont les facteurs qui favorisent l’arthrose ?

    Les  facteurs mécaniques :
    – défaut d’axe (ex: genu varum ou valgum)
    – surpoids
    – traumatisme antérieur (fractures, lésions, entorses répétées…)
    – microtraumatismes répétés lors d’une activité sportive trop intense ou de certaines activités professionnelles (port de charges lourdes, mouvements répétés…)
    – dégénérescence fonctionnelle liée à l’âge
    Tous ces facteurs altèrent la dynamique articulaire et favorisent l’usure.

    Les autres facteurs :
    Actuellement on met l’accent sur les facteurs non mécaniques qui sont sans doute prépondérants dans l’arthrose. En effet, l’arthrose digitale est extrêmement fréquente même chez des personnes ayant peu d’activité manuelle alors que ce n’est pas une articulation « portante » comme le genou ou la hanche.
    Il y a donc des facteurs métaboliques. Par exemple, dans l’obésité le tissu adipeux sécrète un composant inflammatoire pour les articulations. L’obésité est considérée comme un état inflammatoire.

    Il existe différentes formes d’arthrose
    Notamment :
    – Les crises aiguës : l’articulation devient rouge, chaude et plus douloureuse  
    – Ostéochondromatose : fabrication par la membrane synoviale de particules cartilagineuses qui créent des blocages articulaires
    – Chondrocalcinose articulaire (voir plus bas et dans « pathologies inflammatoires »)

    Evolution
    Tous les modes d’évolution sont possibles :
    – Crises douloureuses répétées avec périodes de rémission entre les crises
    – Les douleurs permanentes peuvent disparaître après quelques années
    – Les symptômes peuvent s’améliorer malgré la persistance des lésions radiologiques (il arrive de voir des arthroses très évoluées sur les radiographies de patients qui ne ressentent aucune douleur)

    Les pathologies articulaires métaboliques en phase chronique
    (arthrites microcristallines)

    – La chondrocalcinose articulaire : le cartilage articulaire s’use d’autant plus qu’il est hérissé de cristaux de pyrophosphates de calcium formant un liseré calcique à la radiographie.
    – La goutte : dépôt de cristaux d’acide urique dans les articulations et éventuellement dans les tissus mous formant des tophus.
    – L’ochronose ou alcaptonurie : déficit de l’enzyme acide homogentisique-oxydase
    – …

    Les pathologies vertébrales :

    – Lombalgie : douleur lombaire avec ou sans limitation de mobilité
    – Lumbago : douleur lombaire avec limitation de mobilité
    – Cervicalgie : douleur cervicale (cou) avec ou sans limitation de mobilité
    – Torticolis/cervicago : cervicalgie aigue avec limitation de mobilité

    Causes pathologiques (qui peuvent se combiner) :
    – blocage réflexe
    – inflammation
    – arthrose articulaire postérieure: usure du cartilage articulaire des articulations postérieures du rachis
    – discarthrose : arthrose du corps vertébral avec pincement discal, condensation osseuse et ostéophytes.
    – hernie discale
    – les tumeurs osseuses ou les métastases, les spondylodiscites infectieuses donnent des douleurs inflammatoires (voir « pathologies inflammatoires »)

    Troubles statiques de la colonne vertébrale pouvant majorer les douleurs
    – scoliose : déformation sinueuse de la colonne dans les trois plans de l’espace
    – cyphose : exagération de la convexité d’un segment du rachis
    – lordose : exagération de la concavité d’un segment du rachis
    – raideur rachidienne
    – troubles de croissance vertébrale : maladie de Scheuermann, dystrophie épiphysaire de croissance vertébrale : anomalie de développement du rachis pouvant être responsable d’une exagération de la cyphose dorsale et de la lordose lombaire 

    Pathologies Peri-Articulaires (Autour de l’articulation)

    Pathologies tendineuses :

    – Tendinite ou périarthrite de l’épaule : atteinte d’un ou plusieurs tendons de la coiffe des rotateurs de l’épaule. Pathologies associées : bursite sous-acromiale, rupture de la coiffe
    – Tendinite ou périarthrite de la hanche : atteinte d’un ou plusieurs tendons périphériques de la hanche (notamment tendinite du moyen fessier s’insérant sur le grand trochanter, douloureux à la pression).
    – Epicondylite, tendinite du coude ou « tennis elbow » : inflammation des tendons extenseurs du poignet et des doigts, qui s’attachent sur l’épicondyle (apophyse latérale du radius au coude)
    – Tendinite de De Quervain : tendinite du court extenseur du pouce.
    – Tendinite achilléenne, rotulienne,…
    – Toutes formes de tendinites
    Les causes sont diverses (hyper-sollicitation articulaire, trouble statique, effet secondaire d’un médicament…)

    Pathologies des enthèses (zone d’attache du tendon sur l’os) :

    – Tendinite avec enthésopathie : ossification et inflammation de l’attache du tendon sur  l’os
    – Aponévrosite plantaire : inflammation de l’attache de l’aponévrose plantaire sur le calcanéum, responsable de talalgies (douleur du talon)

    Pathologie Musculaire

    Déchirure musculaire : douleur musculaire avec hématome local
    Myalgies secondaires : suite à une prise médicamenteuse, autres causes
    Myotonie : de – Steinert/Thomsen/Becker : Défaut de relâchement musculaire, d’origine génétique
    Myopathie : Maladie caractérisée par une dégénérescence du tissu musculaire d’originegénétique / métabolique (glycogénose) / secondaire…

    Abcès musculaire (voir « pathologies inflammatoires »)

    Névralgies

    Névralgies d’origine rachidienne : Souffrance des racines nerveuses partant du rachis ou radiculalgies (les causes sont les mêmes que celles des « pathologies vertébrales »)

    – Sciatique : compression d’une ou plusieurs racines nerveuse du nerf sciatique(L4-L5-S1)
    – Cruralgie : compression d’une ou plusieurs racines du nerf crural (L2-L3-L4)
    – Névralgie cervicobrachiale : douleur cervicale irradiant dans le bras par compression d’un nerf cervical  
    – Le syndrome de la queue de cheval : compression des dernières racines nerveuses de la colonne vertébrale suite à une tumeur, une hernie discale ou un accident associant à la douleur lombosciatique des troubles vésicosphinctériens.
    – Le canal lombaire étroit ou rétréci : canal étroit constitutionnel, et/ou rétréci : secondairement par de l’arthrose, entrainant une claudication intermittente des membres inférieurs c’est-à-dire la nécessité de s’arrêter après un certain temps de marche.

    Autres névralgies(névralgies tronculaires) :

    – Sciatiques ou névralgie brachiales tronculaires (qui n’ont pas d’origine rachidienne) Dans ces cas la colonne vertébrale n’est pas impliquée. Le signe d’alarme est l’absence de syndrome rachidien. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de douleur lombaire ou cervicale et la mobilisation du rachis ne déclenche pas la névralgie. 

    Causes :   compression par une tumeur :
    – Tumeur bénigne de voisinage, osseuse, fibrome volumineux, kyste rénal etc…
    – Tumeur maligne : voir « pathologies inflammatoires »
    compression non tumorale :
    – Syndrome de la traversée thoracobrachiale.  Une côte surnuméraire en position  cervicale comprime une branche nerveuse. Ces névralgies peuvent être transitoires et positionnelles lors de l’élévation prolongée du bras et s’associer à  une disparition du pouls dans cette position si une artère est comprimée
    – Abcès : voir « pathologies inflammatoires »

    – Syndrome du canal carpien : compression du nerf médian au poignet responsable de   paresthésies des 4 premiers doigts

    – Syndrome du canal de Guyon : compression du nerf cubital au poignet responsable de paresthésies de l’annulaire et de l’auriculaire

    – Syndrome du tunnel tarsien : compression du nerf tibial postérieur par le ligament annulaire interne ou une autre cause entrainant une hypoesthésie de la plante du pied

    – Syndrome du nerf honteux interne (névralgie périnéale) névralgie pudendale ou syndrome du canal d’Alcock

    – Compression du sciatique poplité externe : douleur de la face externe de la jambe sous le genou pouvant entrainer une paralysie de la flexion dorsale et de l’éversion du pied.

    – Syndrome de Parsonage Turner : névralgie amyotrophique de l’épaule par compression des racines C5 à D1, nerf du grand dentelé, nerf circonflexe, du nerf sus-scapulaire…

    -….

    Tous ces syndromes de compression peuvent s’associer ou non à des déficits sensitifs (hypoesthésie, anesthésie) ou moteurs (paralysie motrice partielle ou complète) qui nécessitent parfois dans ce dernier cas une intervention chirurgicale de décompression.

    Pathologie Osseuse

    Les troubles métaboliques osseux


    – Ostéoporose : c’est une fragilisation de la trame osseuse (os cortical et spongieux) avec risque de fractures (fracture du col fémoral, fracture-tassement vertébral, fracture du poignet type Pouteau-Colles) ayant de nombreuses causes : on parle d’ostéoporose primaire lorsqu’elle est liée à la réduction oestrogénique de la ménopause, et d’ostéoporose secondaire dans les autres cas : suite à certains traitements médicamenteux (cortisone, hormones thyroidiennes..), ostéoporose paranéoplasique, ostéoporose secondaire du myélome…. Le trouble de la minéralisation n’est que secondaire à la fragilisation de la structure osseuse.
    Il existe des ostéopénies (perte de qualité osseuse) dans certaines drépanocytoses, thalassémies, hémopathies…

    – Ostéomalacie (syndrome des os mous) : trouble de la minéralisation par déficit d’apport de calcium et/ou de synthèse de vitamine DC’est le rachitisme dans l’enfance avec incurvation des os longs. A l’âge adulte, on trouve des douleurs costales et du bassin par fissures osseuses de Looser-Milkma

    – La maladie de Paget : trouble du métabolisme osseux (hyperostéoclastose et anomalie de la reconstruction osseuse) responsable d’une hypertrophie (avec fragilité) de certains os du squelette : bassin, sacrum, vertèbre, fémur, crâne. Cette maladie est bénigne et asymptomatique le plus souvent, pouvant être parfois invalidante de par la localisation (surdité si atteinte de l’os temporal, coxarthrose pagétique) et pouvant se compliquer de dégénérescence carcinomateuse (rare 3%).

    –Algodystrophies/algoneurodystrophie /dystrophie sympathique réflexe : atteinte osseuse par trouble du système neurovégétatif (stimulation anormale de l’orthosympathique) responsable d’un dérèglement du métabolisme, de la trophicité et de la vasomotricité osseuses. Elle survient suite à un traumatisme ou à une chirurgie orthopédique. Elle se manifeste essentiellement par des douleurs et une raideur articulaire. Deux phases se succèdent généralement : une phase chaude avec vasodilatation, sudation, et une phase froide avec vasoconstriction.
    Elle peut affecter toutes les régions osseuses, et prend selon les localisations des noms particuliers :

    – Syndrome épaule-main : lorsqu’elle touche la main elle peut ensuite s’étendre à  l’épaule
    – Capsulite rétractile de l’épaule avec limitations des mouvements actifs et passifs de l’épaule par rétraction de la capsule articulaire
    – Syndrome de Südek-Leriche : lorsqu’elle affecte le pied. Elle guérit toujours en 4 à 18 mois, en général complètement parfois avec quelques séquelles à type de raideur.

    – Pathologies endocriniennes :

    – Hyperparathyroïdie primaire ou secondaire
    – Hypercorticisme endo– ou exogène
    – Acromégalie

    – Intoxications :  ex : au fluor

    – Pathologies constitutionnelles :

    – Maladie de Lobstein (« maladie des os de verre » ou ostéogenèse imparfaite). Défaut congénital d’élaboration des fibres collagènes du tissu conjonctif qui forme la trame de l’os, héréditaire ou non.
    – Maladie de Marfan : maladie génétique du tissu conjonctif, avec des degrés d’atteinte variable de l’ensemble des organes du corps humain.

    Troubles de croissance osseuse (ostéochondrodysplasies, ostéochondrose)

    – Maladie de Scheuermann : dysplasie épiphysaire de croissance vertébrale 
    – Maladie d’Osgood Schlatter : inflammation du cartilage de croissance de la tubérosité tibiale antérieure
    – Maladie de Sever : trouble de croissance du calcanéum

    Syndromes Douloureux Diffus

    Fibromyalgie (syndrome polyalgique idiopathique diffus (SPID) : douleurs depuis plus de 3 mois, de 11 sites sur 18 prédéterminés (critères du Collège Américain de Rhumatologie), correspondant à des zones d’insertions tendineuses ou à des masses musculaires précises. Les douleurs doivent être réparties dans les 4 cadrans du corps. Asthénie et problèmes gastro-intestinaux fréquents.

    Dépression

    Douleurs psychogènes sans dépression associée

  • Rhumatologie

    Rhumatologie

    La rhumatologie est la médecine spécialisée qui s’occupe de traiter les pathologies qui ont un rapport strict ou plus lointain avec la fonction osseuse et articulaire.

    Le domaine de la médecine rhumatologique s’étend du classique mal de dos aux maladies génétiques et auto-immunes, en passant par les maladies d’usure, les infections, les tumeurs…

    Le diagnostic est d’abord clinique (observation, palpation et tests manuels spécifiques). Des examens complémentaires sont nécessaires dans les cas plus complexes ou plus graves (biologie, radiographie, scanner, IRM, électromyogramme…) dont l’interprétation spécifique reste extrêmement minutieuse et précise.

    Le traitement de la maladie sera approprié quant à la nature du médicament choisi, sa posologie, son rythme d’administration, …. Chacun de ces éléments étant capital et affaire de spécialiste pour parvenir efficacement à faire disparaître les symptômes.

  • Déprogrammation des stress émotionnels et structurels

    Déprogrammation des stress émotionnels et structurels

    Déprogrammation des stress émotionnels et structurels

    Nos croyances limitantes et nos tensions émotionnelles se cumulent et s’impriment au fur et à mesure du déroulement de notre vie pour générer des modifications énergétiques, nerveuses, puis physiologiques qui peuvent aboutir à des maladies (voir conférence sur l’épigénétique).

    Ces blocages émotionnels sont la plupart du temps inconscients, constituant une programmation par défaut, subie de manière répétitive et échappant à notre volonté. Il s’agit de comportements limitants, d’automatismes,  peurs, phobies, inhibitions, compulsions, addictions, colères, tristesses, dépression..

    Le dialogue permet d’identifier la problématique de vie puis différentes méthodes peuvent être utilisées pour un traitement efficace :

    • La Neuro Restructuration © est un ensemble de méthodes permettant de dégager les schémas de fonctionnements pathogènes émotionnels et mentaux du consultant. Son éventail de possibilités permet le  traitement des charges émotionnelles/mentales associées à une pathologie.  Ces méthodes sont également utilisées dans le traitement des traumatismes, des phobies, des schémas émotionnels et comportementaux négatifs, de mise en échec de l’individu. La Neuro Restructuration © est également utilisée dans le cadre de la préparation mentale à un évenement impliquant èmotionnellement comme une compétition,  un discours, un examen, ou tout autre évenement nécessitant de la stabilité mentale et émotionnelle.
    • la Kinésiologie par le biais des réactions de tests musculaires permet d’identifier l’émotion en cause

    En effet, une baisse de la réactivité neuro-musculaire apparaît dès qu’il y a un conflit émotionnel conscient ou inconscient (par exemple un conflit entre la volonté de réaliser une action et une injonction inconsciente opposée). Le test musculaire permet donc de déceler les émotions qui posent problème dans le cadre d’un objectif choisi. Il permet aussi par la suite de traiter la personne en trouvant la manière la plus judicieuse de reprogrammer l’inconscient (huile essentielle sur un point du corps, écoute ou émission d’une vibration sonore, utilisation d’un symbole, EMDR (mouvements des yeux et lien avec le cerveau émotionnel ), …

    • La méthode CLEEN (Coaching de Libération des Empreintes Emotionnelles Négatives) permet d’ effacer directement l’empreinte corporelle d’un traumatisme, ou d’une expérience donnée et de libérer l’organisme de cette charge émotionnelle.

    Les répercussions dans la vie des patients sont immédiates dans leurs relations interpersonnelles familiales et professionnelles, dans leur manière de gérer des situations difficiles et stressantes, ou pour débloquer une situation en vue d’atteindre un objectif

    Les répercussions sur les symptômes d’une maladie varient selon les personnes :, il s’ensuit des prises de conscience des liens entre la situation de vie et les symptômes présentés et souvent des améliorations des symptômes. Le patient découvre le sens des symptômes qu’il présente, en lien avec son parcours de vie. Il peut ainsi, autant que possible, transformer l’épreuve en source d’enrichissement personnel. Se ressources pour faire face aux difficultés augmentent.

    Exemples  :

    « triple burn out d’une enseignante avec réactivation de l’angoisse et de la fatigue au bruit, impossibilité de travailler. Après traitement émotionnel : la patiente tolère le bruit, la joie de vivre revient, la fatigue disparaît, réinsertion professionnelle progressive. »

    « Crises articulaires inflammatoires de lupus érythémateux disséminé dans le cadre de relations familiales difficiles, après traitement émotionnel amélioration et espacement des crises articulaires. »

    « Cervicalgies résistantes à l’ostéopathie et à l’acupuncture, après évacuation de l’empreinte émotionnelle corporelle identifiée : récupération  immédiate des amplitudes de mobilité cervicale … »

    Se libérer des empreintes émotionnelles négatives héritées du passé transforme les comportements, et diminue le niveau de stress chronique. Si nos tensions sont moindres, nos capacités de régénération augmentent et par conséquent notre physiologie et notre fonctionnement biochimique s’améliore, fortifiant notre état de santé.

  • Ostéopathie

    Ostéopathie

    L’Ostéopathie

    Elle s’occupe principalement de réduire les différentes lésions ostéopathiques (dysfonctions, tensions) ostéo-articulaires, tissulaires, viscérales, qui sont impliquées dans une pathologie plus ou moins grave. Populairement on a recours à l’ostéopathe pour des problèmes d’ordre articulaire, mais le champ de compétence réel de l’ostéopathie  est beaucoup plus vaste, grâce aux normalisations fonctionnelles apportées aux différents appareils (digestif, nerveux, circulatoire, cardio-respiratoire…). Il est ainsi utile de consulter un ostéopathe en parallèle de son médecin pour favoriser le retour à la santé. L’efficacité de l’ostéopathie n’est plus à prouver, dès l’instant ou elle est pratiquée avec son concept d’origine qui inclut le travail de cohérence crânio-sacré, tissulaire, neuromusculaire, viscéral, structurel. L’ostéopathe doit être capable de travailler sur ces différents plans, et non pas seulement utiliser le « cracking » (thrust) très à la mode, un peu trop plébiscité par les patients, mais qui ne résout pas les problèmes de fond. L’ostéopathie peut évoluer sous différentes formes, comme par exemple l’ostéopathie spécialisée neuro-appliquée OSNA©, la fasciologie©…

    L’examen clinique ostéopathique apporte énormément d’explications utiles à la médecine allopathique, principalement dans le domaine rhumatologique. Elle permet par exemple de comprendre certaines douleurs lorsque les examens radiologiques ou autres sont normaux. Le traitement ostéopathique seul règle alors en général le problème.

  • Médecine traditionnelle Chinoise

    Médecine traditionnelle Chinoise

    Médecine Traditionnelle Chinoise & Vietnamienne

    C’est une médecine naturelle très riche et extrêmement complète, de par son contenu très précis et largement expérimenté. Elle est est utilisée partout dans le monde, traitant les maladies les plus complexes, tant en occident qu’en asie, utilisés par de nombreux spécialistes, en milieu hospitalier et en cabinet privé.

    C’est une médecine à l’expertise clinique exigente, et l’ IRMFA la place en avant garde de la médecine fonctionnelle, naturelle. Son approche considère l’homme dans ses mécanismes les plus profonds. Son efficacité repose sur l’analyse et la normalisation du terrain profond déclencheur de la maladie. Elle est très indiquée pour traiter les pathologies chroniques.

    La Médecine Traditionnelle Chinoise et Vietnamienne considère que chaque personne est unique, et engage ainsi un bilan énergétique très précis du patient. Les traitements s’effectuent grâce à l’acupuncture, mais pour beaucoup par la pharmacopée (phytothérapie spécialisée),

  • La logique fonctionnelle

    La logique fonctionnelle

    La Logique Fonctionnelle

    La logique de la médecine fonctionnelle permet de retrouver les déséquilibres premiers non corrigés qui ont causés une maladie. C’est grâce à un interrogatoire et un examen clinique poussé concernant les paramètres de santé du patient sur les plans physique, psychologique, alimentaire, énergétique…qu’un bilan fonctionnel peut être établi. La logique fonctionnelle s’intéresse surtout à « comment ça fonctionne » pour détecter où sont les problèmes à corriger, et non pas seulement aux symptômes apparents. L’individu est appréhendé dans sa particularité fonctionnelle et sa globalité.

    L’Homéostasie : Base de la Logique Fonctionnelle

    Le corps est en permanence en train de se réguler. Il cherche perpétuellement son équilibre.
    Un état de santé parfait au sens strict du terme, n’existe pas. Dans l’organisme rien n’est jamais figé. Le travail physiologique est constamment en train de s’auto-compenser. La capacité du corps à maintenir son état de santé seconde par seconde (appelée homéostasie) se base sur les capacités régulatrices qui agissent en permanence et sont extrêmement nombreuses et variées. Les régulations sont d’ordre :

    – mécaniques : un effort quelconque entraîne une contrainte et donc l’obligation d’adaptation de TOUT l’organisme. S’il en est capable l’état de santé subsiste. Sinon, une pathologie sera générée.
    – hormonales : lorsqu’on mange, par exemple, il y a une adaptation de la glycémie par la sécrétion d’insuline
    – génétiques : phénomènes de réparation de l’ADN
    – thermiques …. Et bien d’autres encore…

    Les contraintes sont pour la plupart régulées, contrebalancées tant que nos capacités régénératrices le permettent. Dans ce cas, il n’y a pas de symptômes, pas de douleur, pas de maladie. C’est le mouvement de vie idéal.
    Les pathologies apparaissent quand il y a un affaiblissement des facultés de régénération par la répétition excessive des mêmes contraintes physiques, énergétiques, psychologiques, émotionnelles, alimentaires.

    Accumulation Des Déséquilibres

    Plus le corps compense, plus les déséquilibres s’accumulent, car la compensation n’est pas synonyme de disparition du déséquilibre.Le corps tolère un certain nombre de déséquilibres et peut quand-même continuer à fonctionner. Lorsque le seuil de tolérance est dépassé apparait un signal d’alarme sous la forme d’un symptôme ou d’une maladie.

    Tout symptôme provient du dépassement des capacités régulatrices de l’organisme

    Pour traiter une maladie on ne peut donc pas se contenter d’éliminer les symptômes mais il est nécessaire de remonter à la cause du problème et de traiter les capacités physiologiques déficientes.

    La Notion De Terrain

    Les maladies ne surgissent donc pas au hasard. Les déséquilibres d’ordre physiologique, alimentaire, psychologique… s’installent progressivement et font le lit de la maladie.
    Une maladie survient parce qu’il y a des déficiences ou dysfonctionnements antérieurs à son apparition. L’ensemble des qualités et des déficiences à un moment donné est appelé le terrain.
    Chaque individu a un terrain de santé qui lui est propre. Malgré cela on peut définir six grands groupes de terrains.
    Il est très important de noter qu’un même symptôme peut provenir de déséquilibres différents :

    -vous pouvez avoir mal au genou à cause d’un déséquilibre de l’assiette du pied. Ou à cause d’un problème de hanche.
    -vous pouvez avoir mal à la tête dans le cadre de troubles des règles, d’une méningite, d’une déshydratation ou d’une simple fatigue.

    C’est pourquoi le praticien s’attache à l’ensemble des paramètres et non pas à un symptôme isolé.

    L’Evaluation du Terrain

    Il s’agit de faire un diagnostic de terrain. Pour un individu donné, l’analyse des paramètres cliniques permet de savoir quel est le type de terrain.

    – l’analyse précise du symptôme dans un premier temps
    – l’analyse du fonctionnement de l’organisme (physiologie appliquée) par l’interrogatoire poussé, l’examen clinique, les examens complémentaires (biologie, imagerie etc..).

    Quelques exemples de données cliniques : le(s) pouls, la tension artérielle, l’état de langue, la gestion de(s) température(s) corporelle(s), l’état des émonctoires (digestif, rein…), la gestion du stockage (maigreur/surcharge, hypertrophie des organes…), la qualité et la circulation du sang, la tonicité musculaire (tensions, relâchement des tissus, existence ou non de prolapsus…)….
    Le regard fonctionnel intègre des paramètres en cohérence en vue d’avoir une image la plus exacte possible du fonctionnement physiologique de l’organisme.

    Le terrain peut être plus ou moins altéré

    Selon l’étendue des déséquilibres (nombre de paramètres altérés) et la profondeur des déséquilibres (importance des altérations), le terrain va être plus ou moins difficile à réhabiliter et le traitement plus ou moins long.
    La particularité des maladies chroniques est qu’elles surviennent sur des terrains à problématique profonde et/ou très dégradés.

  • La médecine allopathique améliorée

    La médecine allopathique améliorée

    La Médecine Allopathique Améliorée

    La médecine allopathique peut être grandement améliorée par l’approche fonctionnelle. Connaître les « lésions de terrain » par un bilan fonctionnel, permet de connaître d’autres problématiques en lien ou causes d’une pathologie. En enrichissant le diagnostic allopathique classique avec le diagnostic fonctionnel, la compréhension de la pathologie est plus élargie, et les causes profondes de la maladie peuvent être mises en évidence et soigneé.

    La prise en compte des « lésions de terrain » sous jacentes à la maladie du patient permettent de mieux adapter la thérapeutique médicamenteuse. Le patient est ainsi mieux soigné. Par exemple dans une lombosciatique on traite généralement dans un premier temps par des anti-inflammatoires non stéroïdiens, puis en cas d’inefficacité on prescrit une corticothérapie. En connaissant le terrain sous jacent, on peut savoir dans quelles lombosciatiques la corticothérapie va être efficace et tolérée sans effets secondaires. Cela permet également de prescrire d’autres médicaments adaptés pour soigner les lésions de terrain en lien qui majorent  la lombosciatique ou sont à son origine.

    Aujourd’hui grâce à la médecine fonctionnelle, on se rend compte qu’il existe certaines fonctions dans l’organisme pour lesquelles il n’existe aucun médicament capable de les stimuler. Ce qui explique que dans certains cas d’inflammation, ni les anti-inflammatoires non stéroïdiens, ni la corticothérapie, ni les antibiotiques ne sont efficaces. Il manque des médicaments parce que les pathologies ne sont étudiées que par un prisme qui ne prend pas en compte d’autres facteurs sous-jacents en lien ou déclencheurs de la maladie.

    Dans le domaine de la recherche, en prenant en compte le terrain des patients, les études peuvent être réalisées sur des échantillons plus précis permettant d’aboutir à des conclusions plus significatives.